3e régiment d'infanterie de marine














































































3e régiment d'infanterie de marine

Image illustrative de l’article 3e régiment d'infanterie de marine

Image illustrative de l’article 3e régiment d'infanterie de marine
Insigne régimentaire du 3e régiment d'infanterie coloniale
Insigne régimentaire du 3e régiment d'infanterie de marine

Création

1838
Pays

Drapeau de la France France
Branche

Armée de terre
Type

Troupe de marine
Rôle

Infanterie
Fait partie de

9e brigade d'infanterie de marine de la 1re division d'infanterie de marine
Garnison

Vannes - Quartier Foch
Ancienne dénomination

3e régiment d'infanterie coloniale
Surnom
« Le grand trois »
Couleurs
Rouge et Bleu
Devise

« Debout les morts »
Inscriptions
sur l’emblème

Mogador 1844
Alma 1854
Palikao 1860
Ki-Hoa 1861
Bazeilles 1870
Sontay 1883
Bataille de la Marne (1914)
Bataille de Champagne (1914-1915)
Dobropolje 1918
Guerre du Golfe

Équipement

VBL et VAB
Missiles Milan et Eryx
Mortiers de 81mm LLR
Canon de 20mm
Famas
FR-F2
PGM
Guerres

Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie (Évènement d'Algérie)
Guerre du Golfe
Guerre d'Afghanistan
Décorations

Croix de guerre 1914-1918
une palme
une étoile
Croix de guerre 1939-1945
une palme
Croix de la Valeur militaire
une palme
Médaille commémorative serbe
Citation à l'ordre de l'Armée en 1978
Citation à l'ordre de l'Armée en 1991
Citation à l'ordre de l'Armée en 2012

Le 3e régiment d'infanterie de marine (couramment abrégé 3e RIMa) est une unité de l'armée de terre des forces françaises. C'est l'un des régiments les plus anciens des troupes de marine. Ce régiment fait partie des « Quatre Grands » également appelés « Quatre Vieux » de l'infanterie de marine qui tenaient autrefois garnison dans chacun des quatre ports militaires français, prêts à embarquer : le « Grand Un » à Cherbourg, le « Grand Deux » à Brest, le « Grand Trois » à Rochefort et le « Grand Quatre » à Toulon. Le « Grand Trois » a participé activement aux expéditions lointaines du XIXe siècle en Afrique, en Amérique, en Océanie et en Orient. Surnommé aussi « 3e de marine », il a fait partie de la « Division Bleue » qui s'illustra à la bataille de Bazeilles les 31 août et 1er septembre 1870. Le sous-lieutenant Joseph Gallieni fut blessé dans ses rangs lors de ces combats.




Sommaire






  • 1 Création et différentes dénominations


  • 2 Historique des garnisons, combats et batailles du 3e RIMa


    • 2.1 Ancien Régime


      • 2.1.1 Guerres de la Révolution et de l'Empire


      • 2.1.2 1815 à 1848




    • 2.2 Second Empire


    • 2.3 1870 à 1914


    • 2.4 La Première Guerre mondiale


      • 2.4.1 Rattachement


      • 2.4.2 1914


      • 2.4.3 1915


      • 2.4.4 1916


      • 2.4.5 1917


      • 2.4.6 1918




    • 2.5 L'entre-deux-guerres


    • 2.6 La Seconde Guerre mondiale


      • 2.6.1 Drôle de guerre


      • 2.6.2 Bataille de France




    • 2.7 De 1945 à nos jours




  • 3 Chefs de corps[8]


    • 3.1 3e RIC


    • 3.2 3e RIMa


    • 3.3 Drapeau


    • 3.4 Décorations


    • 3.5 Insigne du 3e régiment d'infanterie marine


    • 3.6 Devise du 3e régiment d'infanterie marine


    • 3.7 Traditions




  • 4 Le régiment aujourd'hui


    • 4.1 Garnison


    • 4.2 Subordinations




  • 5 Composition


    • 5.1 Matériels


      • 5.1.1 Véhicules


      • 5.1.2 Armement




    • 5.2 Missions




  • 6 Personnalités


  • 7 Sources et bibliographie


  • 8 Notes et références


  • 9 Voir aussi


    • 9.1 Articles connexes


    • 9.2 Liens externes







Création et différentes dénominations |




  • 1854 : Le 3e régiment d'infanterie marine est stationné à Rochefort


  • 1869 : Le 3e régiment d'infanterie marine est réparti entre Rochefort, la Cochinchine, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et Tahiti


  • 1870 : Le 3e régiment de marche d'infanterie marine


  • 1890 : Le 3e régiment d'infanterie marine est dédoublé et il donne naissance au 7e régiment d'infanterie de marine


  • 1900 : Le 3e régiment d'infanterie de marine prend l'appellation de 3e régiment d'infanterie coloniale, il ne dispose plus de compagnies ou bataillons dans les colonies


  • 1914 : Le 3e régiment d'infanterie coloniale est toujours caserné à Rochefort. Il appartient à la 3e brigade coloniale ; 3e division d'infanterie coloniale


  • 1946 : 3e bataillon d'infanterie coloniale


  • 1958 : Centre d'instruction du 3e RIC


  • 1958 : Centre d'instruction du 3e RIMa


  • 1963 : 3e régiment d'infanterie de marine



Historique des garnisons, combats et batailles du 3e RIMa |


Par manque de renseignements historiques très précis, il est difficile d'établir un tableau exhaustif des pertes au combat du 3e de marine depuis sa création[1].



  • lors de la campagne de Cochinchine en 1859-61, les pertes estimées pour les douze compagnies engagées à Ki-Hoa             (Tonkin) s'élèvent à 587 morts ;

  •  au cours de la guerre de 1870-71, les pertes estimées sont de 964 morts ;

  • pendant la grande guerre, le régiment perd 4 617 hommes ;

  •  durant le deuxième conflit mondial, en 1940, 405 morts sont recensés en un mois.



Ancien Régime |



Guerres de la Révolution et de l'Empire |



  • 1813 : Campagne d'Allemagne

    • 16-19 octobre : Bataille de Leipzig


  • 1814 : Campagne de France

    • 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps




1815 à 1848 |




Insigne de bras gauche avec l'ancre or et double losange rouge, modèle sous-officier, de l'infanterie de marine.


Les origines des régiments d'infanterie de marine sont celles de l'ancienne « infanterie coloniale », qui trouve elle-même sa source dans l'infanterie de marine du XIXe siècle, et dans les « compagnies de la mer » créées par Richelieu en 1622. Après leur dissolution à la chute de l'Empire en 1815, réapparaissent sous la Restauration, respectivement en 1818 et 1822, l’artillerie de marine et l’infanterie de marine (surnommées respectivement les « bigors » et les « marsouins[2]». Alors que sous l'Empire les troupes de marine avaient été employées comme unité de lignes, la Restauration les réemploya au sein de la Marine. Puis une ordonnance de Louis-Philippe reconstitua en 1831 deux régiments d'infanterie de marine, les dissociant à nouveau des marins, à l'aide des 45e et 51e régiment d'infanterie de ligne, ainsi que du 16e régiment d'infanterie légère, qui tenaient à cette époque garnison aux colonies ; une nouvelle ordonnance portant la date du 20 novembre 1838 créa un troisième régiment de l'arme. Chaque régiment dut compter 30 compagnies actives, dont 4 de grenadiers, 4 de voltigeurs et 22 du centre, un état-major et une compagnie hors rang. Le 1er régiment reçut comme garnisons Brest, Cherbourg et la Guadeloupe; le 2e Brest, Rochefort et la Martinique ; le 3e Toulon, Cayenne, le Sénégal et l'île Bourbon (île de la Réunion actuelle).



  • Ainsi l'origine du 3e RIMa remonte à 1831. Avec l'actuel 2e RIMa, il est le plus ancien des "quatre vieux". Rochefort sera sa garnison de 1838 à 1946.

  • La campagne du Sénégal de 1833 à 1835.

  • À l'expédition de la Plata en 1840 (débarquement à l'île de Martin-Garcia).

  • Aux opérations d'Océanie de 1843 à 1846 (Les îles Marquises).

  • Première expédition du Maroc en 1844 (bombardement de Tanger, prise de Mogador).

  • Deuxième expédition de la Plata en 1850 (prise de Montévidéo).



Second Empire |


Napoléon III réorganisa, par un décret de 1854, l'infanterie de marine en créant quatre régiments ayant pour ports d'attache : le 1er à Cherbourg, le 2e à Brest, le 3e à Rochefort et le 4e à Toulon.



  • Guerre de Crimée et lors de l'expédition de la Baltique (1854)

  • Campagne de Chine (1855-1860)

  • Campagne du Sénégal (1863)

  • Campagnes d'Annam, de Cochinchine et du Cambodge (1858-1868)


  • 1869 : il est réparti entre Rochefort, la Cochinchine, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et Tahiti.

  • Pour la première fois, le 3e de marine combat sur le sol de la patrie. Les 31 août et le 1er septembre 1870, engagé au sein de la Division Bleue, le 3e RIMa se sacrifie à Bazeilles dans un combat contre les Prussiens, jusqu'à la « dernière cartouche ».


Au 17 août 1870, le 3e régiment de marche d'infanterie de marine fait partie de l'armée de Châlons.


Avec le 2e régiment de marche d'infanterie de marine du colonel Alleyron, le 3e sous les ordres du colonel Lecamus forme la 2e brigade aux ordres du général Charles Martin des Pallières. Cette 2e brigade avec la 1re brigade du général Reboul, trois batteries de 4, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses du régiment d'artillerie de marine, une compagnie du génie constituent la 3e division d'infanterie commandée par le général de division De Vassoigne. Cette division d'infanterie évolue au sein du 12e corps d'armée ayant pour commandant en chef le général de division Lebrun.



  • 23 au 26 août 1870 - marche vers l'est.

  • 31 août 1870 - bataille de Bazeilles.



1870 à 1914 |



  • Nouvelle-Calédonie (1878)

  • Indochine (1882-1885)

  • Afrique noire (1882-1894)

  • Formose (1884)

  • Nouvelles-Hébrides (1886)

  • Diégo-Suarez (1898)

  • Crète (1898)

  • Loi du 7 juillet 1900 et des dispositions antérieures non abrogées, un décret du 28 décembre 1900 contresigné par les ministres de la Guerre et des Colonies a organisé l'infanterie coloniale.

  • Chine (1900)

  • Les régiments coloniaux de France sont stationnés dans les garnisons les 3e et 7e RIC à Rochefort. Le 11 juin 1901 deux brigades, la 1re comprenant les 1er et 3e régiments d'infanterie coloniale se trouve entièrement à Cherbourg.

  • Maroc (1911-{1913)



La Première Guerre mondiale |



Rattachement |


[[Image:Insigne 3e régiment d'infanterie de marine.jpg|thumb|upright=0.7|Insigne régimentaire de poitrine du 3e régiment d'infanterie coloniale durant la 1re guerre mondiale]]



  • D'août 1914 à février 1916 : 3e division d'infanterie coloniale

  • De février 1916 à novembre 1918 : 17e division d'infanterie coloniale

  • Il s'est également illustré pendant la grande guerre, à la bataille de Rossignol, dans la Marne, et à Beauséjour avant d'être engagé sur le front d'Orient jusqu'en juin 1919.



1914 |



  • Opérations des IIIe et IVe armées


  • bataille des Frontières,


  • 22 août : bataille de Rossignol

  • 24 août : Saint-Vincent

  • 26 au 29 août : combats dans le secteur Luzy-Saint-Martin - Cesse avec le 21e RAC

  • 6-7 septembre : Bataille de la Marne (1914) : Écriennes, Vauclerc



1915 |



  • 16-23 février : Champagne: fortin de Beauséjour

  • 15 mai : Ville-sur-Tourbe

  • 25 septembre : bataille de Champagne: Main-de-Massiges, Côte 191, Bois de l'Oreille



1916 |


  • 26 février vers 15h00 : plus de la moitié du régiment (5 compagnies) périt en mer, après le torpillage du Provence 2, à destination de Salonique[3].


1917 |


armée d'Orient


  • Avril-mai : Attaques de la boucle de la Cerna.


1918 |




  • Serbie : Le Sokol, Dobropolje, Kravitza. Action qui vise à couper en deux l'armée bulgare dans la vallée de Dobropolje puis à exploiter cette percée (Manœuvre d'Uskub) vers Prilep et la vallée de la Strumitza. Attaque massive du 3e RIC qui a surpris l'ennemi dans tous les points forts du terrain, Citation à l'ordre de l'armée. Durant ces 5 années de guerre, le 3e a perdu 4 750 hommes.

  • 15-18 septembre : Vetrenik

  • 23-24 septembre : Gradsko

  • La Grande guerre coûte au régiment 4617 morts au champ d'honneur.



L'entre-deux-guerres |



  • En 1925, le 3e RIC est engagé au Maroc, dans la lutte contre Abd El Krim.

  • 1919-1939 : garnison à Rochefort,



La Seconde Guerre mondiale |



Drôle de guerre |


Article connexe : drôle de guerre.

Le 3e régiment d'infanterie coloniale est l'un des trois régiments d'infanterie de la 1re division d'infanterie coloniale. Cette division est placée en réserve de la 2e armée qui doit en premier lieu protéger la ligne Maginot d'une manœuvre tournante.



Bataille de France |


Article connexe : bataille de France.


  • Combats dans la région de Bouzanville et Beaumont-en-Argonne. Au sein du 21e corps, mouvement au nord de la meuse pour intercepter l'ennemi. C'est ainsi qu'en 1870 et 1914, le 3e se trouve pour la troisième fois dans la même région et contre le même ennemi pour de durs combats. À l'issue, il protège la retraite de la 1re DIC sur la Saulx. Durant ces combats, le 3e perdit 500 hommes. Le 3e RIC est cité à l'ordre de l'Armée.

  • 1940 : selon les conditions de l'armistice le 3e RIC est dissous.

  • 1944 : bataillons formés à partir de maquis du sud-ouest qui donneront naissance au 3e RIC. Actions contre l'armée allemande en dordogne. Occupation de Bergerac et entrée dans Bordeaux refoulant 2 000 soldats allemands. Ses unités participent aux opérations d'Afrique du Nord.



De 1945 à nos jours |



  • En 1955-1957 : il participe, sous forme de bataillons de marche, aux opérations de Tunisie, du Maroc et d'Algérie.

  • Absorbés par d'autres régiments coloniaux, ces bataillons ne porteront plus en 1957 l'insigne du 3. Le 31 décembre 1957, le 3e RIC est transformé en centre d'instruction du 3e RIC qui devient celui du 3e RIMa, le 1er décembre 1958.


  • 1er mars 1963 : Il est reconstitué à Vannes par fusion avec le Régiment d'infanterie chars de marine et le 9e régiment d'infanterie de marine.

  • Passé sur le type "motorisé" depuis janvier 1969, a été le premier régiment entièrement professionnalisé. Avec le DEVOM (Détachement d'Engagés Volontaires pour l'Outre-Mer) destiné à prendre, pendant quinze mois, la relève du 2e R.E.P au Tchad. Le 3e régiment d'infanterie de marine a, depuis cette date participé à toutes les actions extérieures.

  • Il est le premier régiment français entièrement professionnel en 1973.


  • 1978-1980 : Opération Tacaud au Tchad. Au cours de cette opération, le 3e RIMa perd quatre tués et douze blessés. Le régiment reçoit alors une citation à l'ordre de l'Armée[4].


  • 1991 : participation à la guerre du Golfe au sein de la division Daguet. Le régiment reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'Armée.


  • 1995 : le 3e RIMa s'illustre dans la reprise du poste Sierra Victor situé aux abords du pont de Vrbanja à Sarajevo en Bosnie-Herzégovine[5],[6]. Cette action, menée par le capitaine Lecointre et le lieutenant Heluin, a permis de sortir les casques bleus de la FORPRONU d'une position passive car c'était la première fois que ceux-ci ripostaient à des actions hostiles à leur encontre. Deux hommes furent tués au cours de cette opération, et 17 autres blessés.


  • 2002 : le régiment est déployé au Kosovo (Mitrovica) au sein de la TF-MN North d'octobre 2002 à janvier 2003 et forme d'abord le BIMOTO 9 avant de constituer le BatFra 1 dans le cadre de la restructuration des forces et la disparition du BiMéca.


  • 2003 : à la suite du déclenchement de l'alerte Guépard, le régiment est projeté à Bunia en République démocratique du Congo (province de l'Iturie) de juin à septembre 2003 dans le cadre de (l'opération Artémis/Mamba) sous l'égide de l'Union Européenne. Il constitue le GTIA avec la CCL (compagnie de commandement et de logistique), la 2e compagnie du capitaine Baudouin et la 3e compagnie du capitaine Laîné, les fameux "chats maigres". Il est renforcé d'une batterie de M120 du 11e RAMa, d'un escadron du 1er régiment hussard parachutiste et d'une compagnie de combat de génie du 6e régiment de génie. Un GFS du COS est également présent à Bunia.


  • 2009 : le 3e RIMa arme le GTIA Kapissa depuis le 15 juin 2009, pour 6 mois. Au 5 septembre 2009, le GTIA a mené 4 opérations majeures ("Mille sabords", "Tonnerre de Brest", "Bourgerie" et "Sand storm"). Ses pertes sont de 5 tués et 9 blessés[7].

  • Le 3e de marine a également effectué des opérations extérieures au Soudan, Rwanda, République centrafricaine, en Albanie et au Mali (2017).



Chefs de corps[8] |



3e RIC |



  • 1911 : colonel Mordrelle (**)


  • janvier 1912 - mars 1913 : colonel Rondony (*)

  • 1914 : colonel Lamolle


  • 5 septembre 1914 : lieutenant-colonel Condamy[9]


  • 1er novembre 1914 - 6 décembre 1914 : colonel Claudel (**)



3e RIMa |




  • 1870 : Colonel Lecamus

  • 1886 : Colonel Auguste Gaston Joseph Vinckel-Mayer (*)


  • 1965-1967 : colonel Le Coniac de La Longray


  • 1967-1969 : colonel Fournier


  • 1969-1971 : colonel Barthelemy


  • 1971-1973 : colonel Emile Mistral


  • 1973-1975 : colonel Guillermet


  • 1975-1977 : colonel Jean Joubert


  • 1977-1979 : colonel Jean-Claude Hamel


  • 1979-1981 : colonel Yann Rousseau-Dumarcet (*)


  • 1981-1983 : colonel Fages


  • 1983-1985 : colonel Joseph Canal (*)


  • 1985-1987 : colonel Mourgeon


  • 1987-1989 : colonel Coste


  • 1989-1991 : colonel Bernard Thorette(****), CEMAT du 1er septembre 2002 au 15 juillet 2006


  • 1991-1993 : colonel Bruno Thévenon


  • 1993-1995 : colonel Jean-Paul Montfort


  • 1995-1997 : colonel Étienne Leclère


  • 1997-1999 : colonel Peer de Jong


  • 1999-2001 : colonel Bernard Commins


  • 2001-2003 : colonel Guy Rochet


  • 2003-2005 : colonel de Woillemont


  • 2005-2007 : colonel François Lecointre (****), CEMA depuis le 20 juillet 2017


  • 2007-2009 : colonel Francis Chanson


  • 2009-2011 : colonel Schill


  • 2011-2013 : colonel Steiger

  • 2013-2015 : colonel Hervé Pierre

  • 2015-2017 : colonel Jean-Marc Giraud

  • 2017- : colonel Ludovic Danigo



(*) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de brigade.
(**) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de division.
(***) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de corps d'armée.
(****) Ces officiers sont devenus par la suite généraux d'armée.



Drapeau |


Son drapeau porte les inscriptions suivantes qui rappellent les campagnes dans lesquelles il a été engagé[10].


Il porte l'inscription :




  • 1844 : Prise de MOGADOR (Maroc)


  • 1854 : Bataille de l'ALMA (Guerre de CRIMEE)


  • 1860 : Prise du fort de PALIKAO (Campagne de CHINE)


  • 1861 : Prise des forts de KI HOA (Campagne d’ANNAM, de COCHINCHINE et du CAMBODGE)


  • 1870 : Défense de BAZEILLES les 31 août et 1er septembre. Il compte dans ses rangs le S/Lt GALLIENI, futur maréchal de France (Guerre de 1870)


  • 1883 : Prise de SONTAY (Campagne du TONKI)


  • 1914 : 1ère Bataille de la MARNE - Contre-attaque des 6 et 7 septembre, combats d'ÉCRIENNES et de VAUCLERC


  • 1915 : Bataille de CHAMPAGNE : 15 mai, combats de VILLE-SUR-TOURBE ; 25 septembre, attaque de la MAIN-DEMASSIGES, COTE 191, BOIS DE L'OREILLE


  • 1918 : Prise de DOBROPOLJE (Attaques de la boucle de la CERNA Avril - mai 1918)


  • 1990-1991 : KOWEIT[11] (Première guerre du golfe)



Décorations |


Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec une palme et une étoile, de la croix de guerre 1939-1945 avec une palme et de la croix de la Valeur militaire avec une palme et de la médaille commémorative avec agrafe "Serbie". Le 3e RIMa a été cité à l'ordre de l'Armée en 1978 puis en 1991.
Le régiment s'est vu remettre, le 16 octobre 2014, la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 pour sa participation à la Première guerre mondiale. C'est en fait celle du 3e Régiment d'infanterie alpine qui lui est confiée (ces deux régiments n'ont cependant rien à voir entre eux). Jusqu'à cette date, il était le seul régiment des Troupes de Marine en activité à ne pas porter cette distinction.



Insigne du 3e régiment d'infanterie marine |


Une ancre de marine avec l'inscription Bazeilles, un aigle dessus, devant lui le chiffre 3 (Homologué G.2479). En 1975, lors d'une inspection régimentaire, le colonel Jean Joubert chef de corps du 3e régiment d'infanterie de marine remarque une ébauche représentant l'insigne actuel réalisée par le sergent-chef Marc De Muynck de la 3e section de la 3e compagnie, il décide alors la création du nouvel insigne du 3e RIMa.



Devise du 3e régiment d'infanterie marine |


"Debout les Morts". Cette phrase, devenue la devise du régiment, est prêtée à l'adjudant Péricard (3e RIC) qui l'aurait prononcée le 27 février 1915, pour stimuler ses troupes, lors de la reprise du fortin de Beauséjour. Ce combat acharné et finalement victorieux coûta aux Ier et 2e bataillons du 3e RIC : 189 tués, 575 blessés et 250 disparus.



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Traditions |


La fête des troupes de marine : elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.
"Et au Nom de Dieu, vive la coloniale" : ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Les "marsouins" et les "bigors" ont pour saint patron Dieu, lui-même. Son origine est une action de grâce du révérend père Charles de Foucauld (Charles Eugène de Foucault de Pontbriant), missionnaire catholique, explorateur, géographe et linguiste, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.



Le régiment aujourd'hui |



Garnison |


Basé aujourd'hui à Vannes dans le Morbihan, le régiment possède deux autres sites pour l'entraînement et la formation des marsouins : le fort de Penthièvre situé sur la presqu'île de Quiberon et la caserne Bourgoin dans la forêt de Meucon.



Subordinations |


Le régiment est subordonné à la 9e brigade d'infanterie de marine de la 1re division.



Composition |


Le 3 est composé d'environ 1 300 hommes et femmes :



  • 5 compagnies de combat d'infanterie : 1re compagnie ("les forbans"), 2e compagnie ("les chameaux"), 3e compagnie ("les chats maigres"), 4e compagnie ("les scorpions") et la 5e compagnie ("les dragons").

  • 1 compagnie d'éclairage et d'appui.

  • 1 compagnie de combat antichar longue portée (mise en sommeil en 2008).

  • 1 compagnie de commandement et logistique.

  • 1 compagnie d'instruction (fusionnée dans la compagnie de commandement et logistique en 2011).

  • 2 compagnies de réserve, la 6e compagnie (les sangliers) et la 7e compagnie (les béliers)



Matériels |



Véhicules |




  • Peugeot P4,

  • Masstech

  • Ford Ranger


  • Véhicules de l'Avant Blindés (VAB),

  • Camions TRM 2000 et TRM 4000 Renault et GBC 180 Renault,


  • Véhicules Blindés Légers (VBL).



Armement |



  • Fusils FAMAS,


  • Missile Milan,


  • Missile Hot sur VAB (CAC de la 9e BLBMa Mise en sommeil)


  • Lance-roquettes anti-char AT4 CS,

  • Canons de 20 mm,

  • Fusil FR-F2 de calibre 7,62 mm

  • Fusil PGM de calibre 12,7 mm

  • Missile Eryx,

  • Mitrailleuse légère FN Minimi de calibre 5,56 mm

  • Lance-grenades individuels



Missions |


Régulièrement projeté outre-mer (en Guyane notamment) et en Afrique (Tchad, Gabon et Centrafrique) comme toutes les unités que l'on appelait autrefois "la coloniale". Le 3e RIMa s'illustra également au sein de la division Daguet pendant la guerre du Golfe et dans l'ex-Yougoslavie, notamment à Sarajevo lors de la prise du pont Vrbanja en mai 1995.


Depuis 2002, du personnel est projetés six mois par an :



  • 2002 : Kosovo Opération OTAN Trident - Bimoto puis Batfra 1

  • 2003 : Sénégal, Côte d'Ivoire

  • 2003 : République démocratique du Congo Ituri Bunia - Ops Fr Mamba + Ops UE Artemis

  • 2004 : Afghanistan, Nouvelle-Calédonie

  • 2004-2005 : Côte d'Ivoire

  • 2005 : Kosovo, République centrafricaine

  • 2006-2007 : Côte d'Ivoire

  • 2008 : Kosovo, République centrafricaine

  • 2009 : Afghanistan (Task Force Korrigan)

  • 2012 : Epervier, Tchad

  • 2013 : Serval, Mali

  • 2014-2015 : Sangaris, République centrafricaine (GTIA Korrigan)

  • 2017: Barkhane, Mali (GTIA Korrigan)



Personnalités |




  • Jean-Pascal Rouyer (1761-1819), (Compagnies ordinaires de la mer).


  • René Baudry (1907-1964), Compagnon de la Libération.


  • André Geoffroy (1911-1944), Compagnon de la Libération.



Sources et bibliographie |



  • Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.

  • Le soleil se lève sur nos blessures de « Collectif : Debout marsouins ! », recueil de témoignages de blessés du 3e RIMa.


  • Historique du 3e régiment d'infanterie coloniale pendant la guerre 1914-1919, Rochefort-sur-Mer, impr. Norbertine, 1920, 125 p., disponible sur Gallica.



Notes et références |





  1. https://sites.google.com/site/amicaledu3rima/tradition-du-3/les-morts-pour-la-france


  2. De 1822 à 1846, ces troupes connaissent d'importantes vicissitudes, sans cesse réorganisées, voire désorganisées. Cf. Troupes de marine : les traditions.


  3. Voir le site sur le Provence 2 et son naufrage


  4. (fr) opération Tacaud, première opex


  5. (fr)[PDF]Récit de l'assaut de Verbanja


  6. (fr) le stress au combat sur CoZop.


  7. Reportage vidéo en ligne. La bataille de l'Afghanya.


  8. Dossier Vinckel-Mayer sur Leonore = LH/2726/74


  9. Ordre Général no 24 du 5 septembre 1914


  10. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007


  11. "Édition Chronologique no 45 du 29 octobre 2010".Le Ministère de la Défense instruction no 1515/DEF/EMA/OL/2 du 23 septembre 1983, modifiée, sur les filiations et l'héritage des traditions des unités; décision no 010318/DEF/CAB/SDBG/CPAG du 15 juillet 2008 portant création d'une commission des emblèmes. Art 1er. L'inscription "Koweït 1990-1991" est attribuée aux drapeaux et étendards des formations des armées énumérées ci-dessous. 2e régiment étranger d'infanterie, 1er régiment étranger de cavalerie, 6e régiment étranger de génie, 3e régiment d'infanterie de marine, 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine, 11e régiment d'artillerie de marine, 4e régiment de dragon, 1er régiment de spahis, 6e régiment de commandement et de soutien, des 1er et 3e régiments d'hélicoptères de combat puis les formations de l'armée de l'air : les 5e, 7e et 11e escadres de chasse, la 33e escadre de reconnaissance et les 61e et 64e escadres de transport. Le présent arrêté sera publié au bulletin officiel des armées, Hervé Morin.




Voir aussi |



Articles connexes |



  • Troupes de marine

  • Troupes coloniales

  • Régiments des colonies

  • Pertes militaires françaises en Afghanistan

  • Régiment d'infanterie français



Liens externes |


  • Site 3e RIMA



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