Breil-sur-Roya
| Breil-sur-Roya.mw-parser-output .entete.map{background-image:url("//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7a/Picto_infobox_map.png")} | |||||
Vue du village depuis la rive ouest du lac. | |||||
Blason | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
Pays | |||||
Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
Département | Alpes-Maritimes | ||||
Arrondissement | Nice | ||||
Canton | Contes | ||||
Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Riviera française | ||||
Maire Mandat | André Ipert 2014-2020 | ||||
Code postal | 06540 | ||||
Code commune | 06023 | ||||
| Démographie | |||||
Gentilé | Breillois | ||||
Population municipale | 2 166 hab. (2016 | ||||
| Densité | 27 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
Coordonnées | 43° 56′ 17″ nord, 7° 30′ 54″ est | ||||
Altitude | Min. 151 m Max. 2 080 m | ||||
Superficie | 81,31 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
| |||||
| Liens | |||||
Site web | ville-breil-sur-roya.fr | ||||
modifier | |||||
Breil-sur-Roya et en italien Breglio ou Breglio sul Roia, est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Breillois.
Sommaire
1 Géographie
1.1 Localisation
1.2 Géologie et relief
1.3 Urbanisme
1.4 Sismicité et risques naturels
1.5 Hydrographie et les eaux souterraines
1.6 Communes limitrophes
1.7 Climat
1.8 Voies de communications et transports
1.8.1 Voies routières
1.8.2 Transports en commun
1.8.2.1 SNCF
2 Toponymie
3 Histoire
4 Héraldique
5 Politique et administration
5.1 Tendances politiques et résultats
5.2 Liste des maires
5.3 Budget et fiscalité 2016
5.4 Jumelages
6 Population et société
6.1 Démographie
6.1.1 Évolution démographique
6.2 Établissements scolaires
7 Économie
7.1 Entreprises et commerces
7.1.1 Agriculture
7.1.2 Tourisme
7.1.3 Commerces
8 Culture et société
8.1 Lieux et monuments
8.1.1 Libre
8.1.2 Piène-Haute
8.1.3 Piène-Basse
8.2 Manifestations
8.3 Télévision
8.4 Personnes liées à la commune
8.5 Environnement
9 Galerie
10 Voir aussi
10.1 Bibliographie
10.2 Articles connexes
10.3 Liens externes
11 Notes et références
11.1 Notes
11.2 Références
Géographie |
Localisation |
Breil-sur-Roya est un village du sud-est de la France à 61 kilomètres de Nice et 34 kilomètres de Menton. Breil-sur-Roya est situé à 24 kilomètres de la mer (Vintimille) et 39 kilomètres de la station de ski de Limone Piemonte.
Géologie et relief |
La commune est membre du parc national du Mercantour. Elle est entourée de :
Pointe des 3 Communes.- Pointe de Ventabren[1].
Giagiabella.- la Réserve transfrontalière de Tête d’Alpe[2].
Col de Brouis, avec son monument commémorant la libération de la vallée par les FFI en 1945.- Massif boisé de l’Authion.
Urbanisme |
La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[3].
Sismicité et risques naturels |
Commune située dans une zone de sismicité moyenne[4].
La commune a élaboré un PPR[5].
Hydrographie et les eaux souterraines |
Cours d'eau sur la commune ou à son aval[6] :
- Le village est longé par le fleuve Roya prenant sa source au Col de Tende et se jetant à Vintimille.
- vallons de la maglia, de la lavina, de carleva, de riou, de crep,
- ruisseaux audin, boretta, foïet, de mure, aube, de chièsé,
Breil-sur-Roya dispose de deux stations d'épuration :
- Breil-sur-Roya, d'une capacité de 3000 Équivalent-habitants[7],
- Breil-sur-Roya, Pienne haute, d'une capacité de 300 Équivalent-habitants[8].
Communes limitrophes |
Climat |
Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[9].
Voies de communications et transports |
Piène Haute.
Voies routières |
Commune desservie par la Route nationale 204.
Transports en commun |
Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Transports en commun de la Communauté d'agglomération de la Riviera Française[10].
- Transports à la demande (TAD)[11].
SNCF |
Gare de Breil-sur-Roya[12].- Ancienne gare de Piène.
Toponymie |
La langue parlée à Breil est le Breillois rattaché au royasque, et donc au Ligure. En langue occitane niçoise, on dit Brelh de Ròia (norme classique) ou Brei (norme mistralienne, selon Georges Castellana) et les habitants sont I Brelhenquis (norme classique) ou Lu Breienc (norme mistralienne).
La forme italienne de la commune, officielle avant 1860, était Breglio, dérivé de Brogilo et Breglium, Brelh en 1157.
Histoire |
Village situé au centre de la vallée, Breil, aujourd'hui Breil-sur-Roya, est un lieu de passage obligé où se rejoignent les routes reliant la Provence et le pays niçois, la Riviera dei Fiori, par Vintimille, à la plaine du Po. Ce village a longtemps eu une activité liée aux convois de muletiers reliant le port de Nice au Piémont par la vallée de la Roya et le col de Tende.
Les traces les plus anciennes de présence humaine dans la vallée de la Roya remontent à l'âge du bronze : plusieurs milliers de gravures rupestres datant de 1 800 av. J.-C. à 1 500 av. J.-C. ont été retrouvées dans la vallée des Merveilles, près de Tende[13]. Vers 500 av. J.-C., les Celtes venus d'Europe centrale arrivent en Ligurie et se sont mêlés aux populations locales. Des enclos de pierre typiques de cette civilisation celto-ligure ont été mis au jour dans la vallée de la Roya.
Vers 200 av. J.-C. les Romains, qui s'étaient étendus sur la côte méditerranéenne, remontent la vallée de la Roya. Ils soumettent les Celto-Ligures locaux, les Oratelli, en 5 av. J.-C.[14]
La christianisation de la vallée de la Roya se fait autour des années 400.
Vers 560, les Lombards sont sans doute les premiers à tenter d'établir un pouvoir politique dans la région.
En 774, Charlemagne devient roi des Lombards et en 800, il est sacré empereur d'occident. La Roya fait donc partie de l'empire.
En 843, au traité de Verdun, après la mort de Louis le Pieux (ou le Débonnaire), fils de Charlemagne, l'empire est partagé en trois.
Pays-Bas, Bourgogne, Provence et Italie du Nord sont attribuées à Lothaire.
La Roya fait donc partie de la Lotharingie qui est incorporée par la suite au Saint-Empire romain germanique.
962 - 1258 - Breil dans le comté de Vintimille
En 962, une charte de San Remo fait état du comté de Vintimille axé sur la vallée de la Roya.
En 996, Otton III, empereur du Saint-Empire Romain Germanique, donne le fief de Vintimille (dont la Roya fait partie) aux comtes de Vintimille.
1258 - 1283 Breil dans le comté de Tende
Battu par les Génois, Guillaumin comte de Vintimille vend ses terres à Charles d'Anjou comte de Provence (frère de Louis IX). Encouragé par les Génois, Pierre Balbe et Guillaume Pierre (frères de Guillaumin) se replient en haute Roya à Tende et, refusant l'accord de vente de la Roya, maintiennent leur autorité sur Breil.
1283 - 1388 - Breil en Provence
En 1283, aidé par des familles Breilloises (Rostagni et Cottalorda) anoblies à l'occasion, Charles d'Anjou comte de Provence réussit à récupérer les terres de la Roya achetées en 1258 à Guillaumin comte de Vintimille. Durant cette période, la croissance démographique entraîne la construction de maisons hors des fortifications du château et par là même l'amorce de la construction du village actuel.
La succession de la reine Jeanne, comtesse de Provence, entraîne des troubles et favorise la sédition de Nice à la Savoie le 28 septembre 1388. Quelques jours après, le 10 octobre 1388, Breil se donne à son tour à Amédée VII, comte de Savoie.
1388 - 1691 - Breil en Savoie
Les comtes de Savoie ont un débouché sur la Méditerranée. En 1416, le comté de Savoie est érigé en duché. En 1563, la capitale des États de Savoie est déplacée de Chambéry vers Turin.
1691 - 1696 - Breil en France
En 1691, Louis XIV, roi de France, annexe les états de Victor-Amédée II de Savoie qui était entré dans la Ligue d'Augsbourg aux côtés du Saint-Empire. Breil fait alors partie du royaume de France.
Au traité de Turin en 1696, Victor-Amédée II est contraint de quitter la Ligue d'Augsbourg et à se ranger au côté du Royaume de France. En contrepartie, il retrouve ses États et Breil se retrouve sous l'autorité de la Savoie.
1696 - 1713 - Breil en Savoie Piémont
Victor Amédée II qui s'est rangé du côté du Saint-Empire contre le roi de France Louis XIV, au cours de la guerre de succession d'Espagne, ne peut empêcher ses États du comté de Nice d'être envahis par les armées du royaume de France. Le prieuré bénédictin Saint-Jean est détruit en 1707 pendant la retraite des troupes commandées par le prince Eugène.
Cependant, en 1713, au traité d'Utrecht, il retrouve son autorité sur ses terres et obtient la couronne royale de Sicile.
1713 - 1720 - Breil en Sicile
Victor Amédée II cède sa couronne de Sicile insulaire aux Habsbourg d'Autriche et reçoit en échange la Sardaigne érigée en royaume.
Les États de Savoie sont appelés dorénavant États sardes.
1720 - 1793 - Breil en Sardaigne
En 1740, la Sardaigne s'étant rangée aux côtés de l'Autriche et de l'Angleterre, contre la France et l'Espagne, Breil est impliqué dans la guerre de succession d'Autriche.
En 1744, Breil doit ouvrir ses portes aux Gallispans franco-espagnols.
En 1748, au traité d'Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre de succession d'Autriche, la Sardaigne retrouve son autorité sur la Roya.
1793 - 1814 - Breil en France
La Révolution française qui veut essaimer en Europe arrive à Nice rapidement.
Le 10 juin 1793, les troupes françaises entrent à Breil.
Le village passe ainsi sous l'autorité du Directoire en 1795, du Consulat en 1799, de l'Empire en 1804.
Napoléon battu, au traité de Paris en 1814, le comté de Nice dont Breil fait partie est restitué au royaume de Sardaigne de Charles Emmanuel IV.
1814 - 1860 - Breil en Sardaigne
Dès 1848, Charles Albert de Savoie a dans l'idée de réunir les différents États italiens sous une couronne unique et proclame « l'Italia farà da sé ».
Son fils Victor Emmanuel II de Savoie va continuer à œuvrer dans ce sens.
Différentes tractations seront menées par son ministre Cavour pour obtenir l'appui de l'empereur Napoléon III.
En 1858, le futur du comté de Nice est scellé lors de l'entrevue de Plombières entre Napoléon III et Cavour.
La France aidera Victor Emmanuel II à chasser les Autrichiens du nord de l'Italie et à favoriser la constitution d'un État d'Italie en contrepartie de la cession de la Savoie et du comté de Nice à la France.
Depuis 1860 - Breil en France
Le 24 octobre 1860, après un référendum, Breil et Saorge, forment le canton de la Moyenne Roya et sont rattachés à la France.
Depuis l’annexion du comté de Nice à la France, en 1860 (sans la Haute Roya et les villages de Piène et Libre), le rôle frontalier de Breil a fixé une population d’agents de l’État, du chemin de fer et de militaires. Les installations hydroélectriques, l'inauguration, en 1928, d’une gare internationale sur la ligne de Coni à Vintimille et la ligne de Nice à Breil-sur-Roya, ont également marqué l’entre-deux-guerres, tout comme la présence d’une garnison de troupes alpines.
1940 - 1945 Seconde Guerre mondiale
Les combats de 1940 et de 1945 ont durement éprouvé l’ensemble de la vallée, les destructions à Breil ont été importantes et la population fut évacuée de force par les Allemands, le 28 octobre 1944, et transférée en Italie du nord, à Turin, où elle resta jusqu'en avril et mai 1945[15].
1947 Traité de Paris
En 1947, les hameaux italiens de Libre et de Piène ont été rattachés à la France et font depuis partie de la commune de Breil. La frontière a été déplacée de quelques kilomètres.
Héraldique |
| Blason | D’azur à la tour d’argent ouverte de gueules maçonnée de sable, surmontée d’un faucon au vol éployé aussi d’argent portant une couronne de marquis d’or[16]. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Politique et administration |
Tendances politiques et résultats |
Liste des maires |
Budget et fiscalité 2016 |
En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[17] :
- total des produits de fonctionnement : 3 044 000 €, soit 1 203 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 2 825 000 €, soit 1 116 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 694 000 €, soit 274 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 877 000 €, soit 346 € par habitant ;
- endettement : 2 757 000 €, soit 1 089 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 18,50 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 16,50 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 39,83 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 073 €[18].
Jumelages |
Borgo San Dalmazzo (Italie) depuis 2000
Aléria (France) depuis 2013
Population et société |
Ses habitants sont les Breillois[19].
Démographie |
Évolution démographique |
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].
En 2016, la commune comptait 2 166 habitants[Note 1], en diminution de 10,31 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Établissements scolaires |
- École maternelle,
- École élémentaire Jean-Moulin,
- Collège L'Eau-Vive,
- Lycées à Menton[24].
Économie |
Entreprises et commerces |
Agriculture |
- Activités agricoles et produits du pays[25],[26].
Tourisme |
La commune bénéficie du réseau Villes et Pays d'art et d'histoire "Les vallées Roya-Bévéra"[27].
- Restaurants,
- Hôtels, chambres d'hôtes[28].
Commerces |
- Commerces de proximité :
- Les Éditions du Cabri, petite société éditrice de livres, films en cassettes vidéo, et DVD sur le matériel de chemin de fer est installée sur la commune[29].
Culture et société |
Lieux et monuments |
Patrimoine religieux :
Église Santa-Maria-in-Albis, construite de 1663 à 1700 sur les vestiges d'une ancienne église romane. On peut y admirer les fresques qui ornent les voûtes (Assomption de la Vierge), un magnifique buffet d'orgue en bois sculpté et doré et un retable primitif (1500) consacré à saint Pierre, représenté en pape coiffé d'une triple tiare.- Chapelle des Pénitents noirs ou chapelle de la Miséricorde.
Chapelle Notre-Dame-du-Mont dont les parties les plus anciennes datent du XIe siècle.
Chapelle Notre-Dame-des-Grâces construite après l'épidémie de peste de 1631.
Chapelle Saint-Antoine-l'Ermite située à l'extérieur des remparts, près de la porte de Gênes.
Chapelle Sainte-Catherine ancienne chapelle des Pénitents blancs.- Clocher Saint-Jean (XIe siècle)[30], seul vestige d'un ancien prieuré du XIe siècle détruit par la soldatesque du prince Eugène, lors de la guerre de Succession d'Espagne.
Autres patrimoines :
- Porte de Gênes[31] : une des trois portes qui fermaient la ville, lorsque celle-ci était entourée de remparts. On raconte que les loups venaient y hurler la nuit.
- Tour de la Cruella[32] (XIe siècle) bâtie par les comtes de Vintimille. Restaurée par des bénévoles en 2004-2006.
- L'Écomusée du haut-pays et des transports est un intéressant raccourci de l'évolution du transport en commun dans le haut-pays niçois depuis 1900. Les activités agricoles et hydrauliques de la région sont également retracées.
Fortifications militaires :
- Vestiges du château redoute du Castéa[33]. Démantelé après 1814.
- L'ouvrage du Monte-Grosso, une fortification de la ligne Maginot construite sur le sommet du même nom (le mont Gros) à la limite sud-ouest de la commune de Breil.
- Ouvrage mixte dit ouvrage de Plan Caval[34].
- Redoute dite ouvrage de la Forca[35].
- Redoute dite ouvrage de Millefourches[36].
- Ouvrage d'infanterie dit ouvrage de la Baisse de Saint-Véran[37].
- Position du secteur fortifié frontalier dite avant-poste de la Croix de Cougoule[38].
- Ouvrage d'infanterie du secteur fortifié frontalier dit ouvrage de la Béole[39].
- Ouvrage d'infanterie du secteur fortifié frontalier dit ouvrage du Col d'Agnon[40].
- Ouvrage mixte du secteur fortifié frontalier dit ouvrage du Col de Brouis[41].
Hameaux de Libre vue de Piene Haute.
Libre |
Libre est un hameau italien devenu français par référendum en 1947. Libre regroupe en fait six hameaux perchés : Frugoni, Bourgogni, Cotté, Aubié, Giastevé, Pienne-Haute. La route venant de Breil longe les champs d'oliviers.
- Église Saint-Michel-Archange construite en 1905 avec clocher latéral et lanternon.
- Maison à toitures voûtées construites en moellons appareillés liés en mortier de chaux qui ont été réalisées sur des coffrages amovibles en plein cintre. Ce type de construction est unique dans le département. On les appelait « li casuns » ou « crotas ». Ce choix de construction est peut-être dû au manque de schiste pour faire des toits en lauze ou d'argile pour fabriquer des tuiles.
- Chapelle Saint-Jean-Baptiste, petite chapelle votive en haut du village.
Ancienne gare de Piène-Basse.
Piène-Haute |
Le hameau est perché à 613 m sur une arête, au bout d'une route d'accès venant de la route départementale reliant Sospel à Olivetta San Michele. Piène haute était une ville importante au XVIIIe siècle car elle avait alors 3650 habitants. Elle était depuis le XIVe siècle le chef-lieu de la viguerie du comte de Vintimille.
Église Saint-Marc de style baroque du début du XVIIIe siècle[42]
Chapelle des Pénitents blancs des XVIIe siècle et XVIIIe siècle dédiée à Notre-Dame-de-la-Visitation. La confrérie avait été fondée au XVe siècle. Les décors intérieurs datent du XIXe siècle.- Ruines du château dominant le village. Il a été un lieu d'affrontements entre Savoyards et Génois. Le château a été un fort génois jusqu'en 1815.
Piène-Basse |
Hameau situé dans la vallée de la Roya, près de la frontière.
- Pont sur la Roya du XVIIe siècle.
- Ancienne gare de Piène construite au-dessus de la route en 1927 près du poste frontière italien. La gare n'a pas été remise en service par la SNCF quand Libre et les différents hameaux sont devenus français en 1947.
Manifestations |
La reconstitution historique d'A stacada se déroule tous les quatre ans. Cette manifestation commémore l'abolition du droit de cuissage par la révolte des habitants soumis à un tyran local au XIVe siècle. Une partie de la population, parée de riches costumes médiévaux, traverse la cité, ponctuant de haltes et de mises en scène les étapes de cet évènement historique. L'arrivée à l'improviste du seigneur permet à la population de demander réparation. Après de nombreuses courses poursuites dans les ruelles entre la garde turque du seigneur et les notables, ces derniers sont définitivement capturés et enchaînés, c'est-à-dire a stacada.
Télévision |
Le village a servi de cadre de l'émission télévisée Coup de foudre au prochain village diffusée sur TF1 en janvier 2013.
Personnes liées à la commune |
- Père Léandre de Sainte Cécile (né Cottalorda) fin XVIIe - début XVIIIe siècle : ce religieux, voyageur intrépide devint célèbre par ses voyages en Orient. En 1734 et en 1747, le duc de Savoie le charge de plusieurs missions auprès de princes orientaux.
- Louis Elzéar Alziari de Malaussène : conseiller d'État auprès du roi de Sardaigne, et ingénieur en chef de l'armée sarde, pendant les guerres de la Révolution française, se met à la disposition de la France à la signature du traité de Cherasco, quand le roi de Sardaigne renonce à tous ses droits sur le comté de Nice. S'installe à Breil, pays de son épouse. Il est le promoteur de la route Nice-Gênes, de la route Breil-Vintimille[43].
- Baron Auguste Cacciardy de Montfleury : maire et conseiller général de Breil, mort subitement en 1886. Œuvra pour son pays et pour la vallée de la Roya qu'il voulait française.
- Famille Cachiardi, Caciardi ou Cacciardy[44] (la maison Cacciardi de Montfleury est située 47, rue Pasteur) :
- Barthélemy Cachiardi, syndic de Breil en 1628 ;
- Augustin Cachiardi teste en 1637 et demande qu'une chapelle soit construite par ses héritiers près du pont de La Giandola ;
- Charles-Antoine Cachiardi, syndic de Breil en 1703. Il a été lieutenant de la milice de Breil en 1672. Il a participé à des combats entre les troupes savoyardes de Charles-Emmanuel II et celles de Gênes basées à Piène-Haute ;
- Jean Cachiardi : lieutenant de frégate de la marine de Victor-Amédée III. Il possède une propriété près de Chieri, en Piémont, qui est élevée en baronnie sous la dénomination de Montfleury en 1784. En 1792, pour éviter qu'il ne tombe aux mains des Français, il fait sortir du port de Villefranche la frégateSan Vittorio. Il participe avec cette frégate au siège de Toulon en 1793 contre les Français. Chevalier des Saints-Maurice-et-Lazare ;
- Ignace Cachiardi, chanoine de la cathédrale de Nice. Il baptise le 10 mai 1759 André Masséna. Mort le 18 juin 1769, à 45 ans. Peut-être un frère de François Cachiardi ;
- François Cachiardi, avocat, premier consul à Nice en 1740. Marié avec une demoiselle Marie-Anne Barcillon (Marianna Barsillon Carciarda di Rocafort) en 1735, née à Saint-Paul-de-Vence, est devenu seigneur de Roquefort, près de Grasse, en 1751 ;
- Louis-Marie Cachiardi, chevalier de Roquefort, fils de François Cachiardi, a été officier du roi Louis XVI en 1786 ;
- Jean-Charles Cachiardi, frère de François Cachiardi, est gouverneur du fort du mont Alban en 1792 où il commande une petite troupe de mercenaires helvétiques. Il a capitulé et émigré. Il possédait deux maisons à Nice qui sont saisies et vendues. Chevalier des Saints-Maurice-et-Lazare ;
- Émile Cachiardi, fils de Jean-Charles Cachiardi, premier consul à Nice en 1817, baron de Berre en 1826, chevalier des Saints-Maurice-et-Lazare. Il a composé trois poèmes qui se trouvent à la bibliothèque municipale de Nice. Il a composé une cantate pour la visite du roi Victor-Emmanuel Ier à Nice après son abdication, en 1821. Il fait jouer une seconde cantate en 1829 pour la visite du roi Charles-Félix à Nice ;
- Jérôme Cachiardi, frère de Jean Cachiardi et cousin de Jean-Charles Cachiardi, lieutenant au régiment de marine de Villefranche en 1792. Il a épousé sa cousine Jeanne en 1794. Il est devenu le 2e baron de Montfleury en 1825 ;
- Jean-Marie Cachiardi, syndic de Breil en 1783, maire de Breil entre 1833 et 1847, 3e baron de Montfleury ;
- Ange-Louis Cachiardi, fils d'Ignace Cachiardi, frère cadet de Jean-Marie Cachiardi, est né à Breil en 1774. Il entre n 1793 à l'École d'artillerie de Turin. Il est sous-lieutenant de l'armée sarde en 1794. Après le traité de Paris signé entre le Directoire et Victor-Amédée III, il quitte l'armée sarde en 1796. Il va faire les campagnes de l'an 5 (22 septembre 1796-21 septembre 1797) et de l'an 7 dans l'armée d'Italie. Il participe au siège de Mantoue. Second siège de Mantoue en 1799 par l'armée austro-russe du général Souvarov. Les troupes françaises doivent se rendre le 28 juillet 1799. Il est fait prisonnier. Il devient capitaine d'artillerie dans l'armée française le 1er fructidor an 8 (1799). En mai 1802, il est à Strasbourg, puis en Allemagne. Napoléon Ier le nomme commandant de l'artillerie de Magdebourg puis il fait la campagne de Russie. Sous la Restauration il est nommé lieutenant-colonel d'artillerie et directeur de l'école d'Artillerie en 1820. Il quitte le service en 1822. Il reçoit le grade honorifique de colonel en 1826. Il se retire à Breil. Fait chevalier de la Légion d'honneur par Napoléon Ier en 1807, il est fait officier sous la Restauration, en 1821, et chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Il meurt en 1856[45] ;
- Louis-Guillaume Cachiardi, fils d'Ange-Louis Cachiardi et de Wilhelmine Kiesel. Il est né à Magdebourg le 10 juillet 1811. Il est officier de dragons. Après le plébiscite du 15 avril 1860, le gouvernement sarde souhaite conserver Tende, Saorge, Breil et Sospel. Il est intervenu auprès de l'empereur pour que Breil devienne français. L'empereur décide de s'opposer à la demande sarde pour Saorge, Breil et Sospel « comme contraire aux vœux des populations ». Il est maire de Breil sous Napoléon III, entre 1861 et 1870, conseiller général en 1867. Napoléon III le nomme chevalier de la Légion d'honneur en 1868 ;
- Auguste Cacciardy, baron de Montfleury, cousin de Louis-Guillaume Cachiardy, maire de Breil en 1870-1871 et en 1876-1886, conseiller général de Breil jusqu'en 1886.
Cédric Herrou (1979 -), agriculteur. Résidant dans la commune, il est connu pour héberger et transporter des migrants demandeurs d'asile dans les années 2010.
Environnement |
- En octobre 2012, alors que des travaux sont entrepris par EDF pour rénover le barrage hydraulique du village, des écrevisses à pattes blanches ainsi que des poissons d'origine préhistorique vivants sont retrouvés dans le lac lors de son vidage. Après analyses scientifiques, ces animaux ont été normalement réintroduits en amont du village.
Galerie |
Porte de Gênes vue de l'extérieur de la ville.
Porte de Gênes vue de l'intérieur de la ville.
Porte de Gênes vue de l'intérieur de la ville.
Pièce intérieure de la porte de Gênes.
Tour de la Cruella vue du « sentier des Irlandais ».
Tour de la Cruella.
Tour de la Cruella.
Tour de la Cruella.
Voir aussi |
Bibliographie |
- Charles Botton, Histoire de Breil et des Breillois, la Giandola, Éditions du Cabri, 1996
- Goulven Godon (dir.) et Jean-Louis Panicacci, La « déportation » des populations civiles des vallées de la Bévéra et de la Roya en Italie du Nord (1944-1945), Université de Nice Sophia-Antipolis, juin 2004
- Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 382-384, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)
- Philippe de Beauchamp, Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 51-54, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9)
Catherine et Jean-Claude¨Poteur, Notre-Dame du Mont, L'ancienne église de Breil, Castrum Alpes-Maritimes, 2001, 44 p.Collection "Architecture historique des Alpes-Maritimes" n°3
Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée - IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Breil-sur-Roya, p. 62
- Portail touristique en Roya-Bevera : Breil-sur-Roya
- Portail touristique Roya-Bevera : Piène-Haute
- Portail touristique : Piène-Basse
- Breil-sur-Roya : Patrimoine culturel
Roya-Bevera : Breil-sur-Roya], par l'Association Départementale d'Économie Montagnarde (A.D.E.M.)
Philippe de Beauchamp, Photographies Loïc-Jahan, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, architecture religieuse, peintures murales et retables, Aix-en-Provence, Édisud, octobre 1993, 143 p. (ISBN 2-85744-485-0)Vallées de la Roya et de la Bévéra : Breil-sur-Roya, La chapelle Notre-Dame-du-Mont, pp. 25 à 26
- Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
- Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
- Cavités souterraines naturelles
Articles connexes |
.mw-parser-output .autres-projets ul{margin:0;padding:0}.mw-parser-output .autres-projets li{list-style-type:none;list-style-image:none;margin:0.2em 0;text-indent:0;padding-left:24px;min-height:20px;text-align:left}.mw-parser-output .autres-projets .titre{text-align:center;margin:0.2em 0}.mw-parser-output .autres-projets li a{font-style:italic}
- Ligne de Tende
- Royasque
- Liste des communes des Alpes-Maritimes
Liens externes |
- Site de la mairie
- Breil-sur-Roya sur le site de l'Institut géographique national
Le patrimoine architectural et mobilier des communes sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA]
(fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement des communes
Notes et références |
Notes |
Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
Références |
Roya-Bévéra : Les guides RandOxygène
L'essentiel sur le projet INTERREG Réserve transfrontalière de Tête d’Alpe
Plan local d'urbanisme
Didacticiel de la règlementation parasismique
Rapport de présentation mouvements de terrain
L'eau dans la commune
Description de la station Breil-sur-Roya
Breil-sur-Roya, Pienne haute
Table climatique
Ligne 905 Tende-Menton
Transports à la demande
Gare de Breil-sur-Roya
Site des gravures rupestres du Mont Bego
Les peuples celtes dans les vallées de la Roya et de la Bévéra ?
Godon 2004
Riviéra Française 3 : Breil-sur-Roya, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
Les comptes de la commune
Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
habitants.fr, « Alpes-Maritimes > Breil-sur-Roya (06540) » (consulté le 24 octobre 2012)
L'organisation du recensement, sur insee.fr.
Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
Établissements scolaires
Commerces et artisans
Activités agricoles, gastronomie
Pays d'art et d'histoire : Pays des Vallées Roya-Bévéra
Hébergement & restauration
Les Éditions du Cabri
« Clocher Saint-Jean », notice no PA00080674, base Mérimée, ministère français de la Culture
« Porte d'Italie », notice no PA00080677, base Mérimée, ministère français de la Culture
La Tour Cruella
Vestiges du château Redoute du Castéa
« ouvrage mixte dit ouvrage de Plan Caval », notice no IA06000048, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
« redoute dite ouvrage de la Forca », notice no IA06000047, base Mérimée, ministère français de la Culture
« redoute dite ouvrage de Millefourches », notice no IA06000046, base Mérimée, ministère français de la Culture
« ouvrage d'infanterie dit ouvrage de la Baisse de Saint-Véran », notice no IA06000044, base Mérimée, ministère français de la Culture
« position du secteur fortifié frontalier dite avant-poste de la Croix de Cougoule », notice no IA06000027, base Mérimée, ministère français de la Culture
« ouvrage d'infanterie du secteur fortifié frontalier dit ouvrage de la Béole », notice no IA06000026, base Mérimée, ministère français de la Culture
« ouvrage d'infanterie du secteur fortifié frontalier dit ouvrage du Col d'Agnon », notice no IA06000025, base Mérimée, ministère français de la Culture
« ouvrage mixte du secteur fortifié frontalier dit ouvrage du Col de Brouis », notice no IA06000024, base Mérimée, ministère français de la Culture
Notice no PA00080675, base Mérimée, ministère français de la Culture : église Saint-Marc de Piène Haute
Botton 1996
Georges Doublet, Dans le passé de Breil, p. 132-155, Nice-Historique, 1932, no 299 Texte
Philippe Cahiardy de Montfleury, La Roya et la France (Ange-Louis Cachiardy), p. 29-33, Nice Historique, année 1960, no 41 Texte
- Portail des Alpes-Maritimes
- Portail des communes de France
