Miloš Ier Obrenović
| Miloš Ier Obrenović | |
Miloš Ier Obrenović | |
| Titre | |
|---|---|
| Prince de Serbie | |
| 6 novembre 1817 – 25 juin 1839 (21 ans, 7 mois et 19 jours) | |
| Prédécesseur | Karađorđe |
| Successeur | Milan Obrenović II |
| 23 décembre 1858 – 26 septembre 1860 (1 an, 9 mois et 3 jours) | |
| Prédécesseur | Alexandre Karađorđević |
| Successeur | Michel III Obrenović |
| Biographie | |
| Dynastie | Obrenović |
| Nom de naissance | Miloš Teodorović |
| Date de naissance | 18 mars 1780 |
| Lieu de naissance | Gornja Dobrinja (Serbie) |
| Date de décès | 26 septembre 1860(à 80 ans) |
| Lieu de décès | Belgrade (Serbie) |
| Père | Todor Mihailovic |
| Mère | Visnja Gojkovic |
| Conjoint | Ljubica Vukomanovic |
| Enfants | Milan Obrenović II Michel III Obrenović |
| Souverains serbes | |
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Miloš Obrenović (en serbe cyrillique : Милош Обреновић), né Miloš Teodorović, le 18 mars 1780 à Gornja Dobrinja et mort le 26 septembre 1860 à Belgrade, a porté le titre de prince de Serbie et en a exercé les fonctions de 1817 à 1839 et de 1858 à 1860.
Sommaire
1 Biographie
1.1 Première rébellion
1.2 Prise du pouvoir
1.3 Prince régnant de Serbie
1.4 Abdication, exil et retour
1.5 Mariage et descendance
2 Notes et références
3 Voir aussi
3.1 Articles connexes
3.2 Bibliographie
3.3 Lien externe
Biographie |
Issu d’une famille rurale, le futur prince Miloš est le fils de Teodor Mihailović et de Višnja Urošević. Il porte tout d'abord le nom de Teodorović (« fils de Teodor »). Pour gagner sa vie, il travaille chez son frère utérin Milan Obrenović[1], un riche marchand de porcs.
Première rébellion |
En 1804, Milan Obrenović est, avec Karađorđe, un des chefs de la première révolte serbe contre les Turcs. Le jeune Miloš Teodorović prend part à la rébellion[1]. À la mort de son frère, en 1810, Miloš lui succède dans son commandement ; il prend alors le nom d’Obrenović[1]. Très vite, il s’oppose à Karađorđe qui tentait de limiter ses pouvoirs.
En 1813, il se bat contre les Turcs mais, vaincu, il doit momentanément se soumettre à la Sublime Porte, qui lui attribue le commandement du district de Rudnik et lui confère le titre de « prince » (knez)[1].
Prise du pouvoir |
Le 23 avril 1815, le vizir Skopljak ayant tenté de désarmer les Serbes, Miloš Obrenović prend la tête de la deuxième révolte contre les Turcs[1]. Il les bat à Požarevac et s’empare de Kruševac. Le 25 juin 1815, à Dublje, il bat encore le vizir de Bosnie qui marchait contre lui à la tête d’une armée. Cependant, il engage des négociations, au terme desquelles un traité est signé : l'Empire ottoman conserve sa suzeraineté sur la province de Smederevo (Serbie)[1] ; mais un conseil de douze princes est installé à Belgrade : il est chargé d’administrer le pays et de prélever le tribut payable à la Sublime Porte.
Le 24 juillet 1817, Miloš Obrenović fait assassiner Karađorđe qui tentait de rentrer clandestinement en Serbie[2],[1].
Prince régnant de Serbie |
Le prince.
En novembre 1817, la Skoupchtina (l'Assemblée serbe), réunie à Belgrade, proclame Miloš prince régnant de Serbie[1]. À partir de ce moment, pour préserver la relative autonomie de son pays, il pratique une politique d’équilibre entre la Turquie et la Russie. Il fait de Kragujevac la capitale de la Serbie, divise le pays en provinces, institue un Conseil d'État et organise des tribunaux. Son règne est autoritaire, il n'hésite pas à faire tuer ses opposants aussi bien que ceux qui refusent de le financer[3].
Le 15 août 1830, l'Empire ottoman accepte de reconnaître Miloš Obrenović comme prince héréditaire de Serbie[4]. Il organise alors une armée permanente.
Sous la pression de ses conseillers, il promulgue une Constitution en 1835, accordant du pouvoir au Conseil d'État et reformant une Skoupchtina avec de faibles pouvoirs[3]. Ce geste est condamné par la Turquie, la Russie et l’Autriche, pays autocratiques, en raison de son caractère trop libéral[5]. Trois ans plus tard, l'Empire ottoman impose aux Serbes une nouvelle Constitution. Pour limiter les pouvoirs du prince régnant, un Sénat est créé, dans lequel entrent les principaux princes de Serbie, jaloux pour la plupart de l’autorité de Miloš Obrenović[5].
Abdication, exil et retour |
En 1839, la politique turque d’affaiblissement du prince porte ses fruits. Le 13 juin, dans un climat de grande rivalité entre les chefs, Miloš est obligé d’abdiquer en faveur de son fils aîné Milan[1]. Le nouveau prince ne règne que quelques semaines et c’est le deuxième fils de Miloš, Michel qui lui succède. Mais, en 1842, à cause de sa jeunesse et de son inexpérience, le prince Michel est à son tour contraint d’abdiquer. C’est un membre de la famille des Karađorđević, Alexandre, qui est désigné à sa place[5].
Écarté du pouvoir, Miloš se retire en Valachie[1].
Le 23 décembre 1858, après l'abdication d’Alexandre Karađorđević, il est rappelé par la Skoupchtina[6]. Il mène alors une politique hostile à l'Autriche, dont l'influence avait grandi lors du règne précédent[1]. Le 26 septembre 1860, Miloš Obrenović meurt. Son fils Michel est alors appelé à lui succéder à nouveau[6].
Mariage et descendance |
En 1805, il épouse Ljubica Vukomanović (en) (1788-1843) qui lui donne au moins huit enfants dont les princes Milan et Michel.
Notes et références |
(en) rédacteurs de l'Encyclopædia Britannica, « Miloš, Prince of Serbia », sur global.britannica.com, 17 juin 2009(consulté le 21 novembre 2016).
Dušan T. Bataković (trad. du serbe par Ljubomir Mihailović), Histoire du peuple serbe, L'âge d'homme, 2005, 386 p. (ISBN 282511958X et 9782825119587, lire en ligne), p. 145.
Stokes 1990, p. 6.
Stokes 1990, p. 5.
Stokes 1990, p. 7.
Stokes 1990, p. 8.
Voir aussi |
Articles connexes |
- Obrenović
- Les 100 Serbes les plus éminents
Bibliographie |
(en) Gale Stokes, Politics as Development : The Emergence of Political Parties in Nineteenth-Century Serbia, Duke University Press, 1990, 422 p. [détail de l’édition] (ISBN 0-8223-1016-3, lire en ligne), chap. 1 : « The Beginnings of Parliamentary Life ».
Lien externe |
Biographie détaillée de Miloš Obrenović.
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