Ferdinand Hérold (homme politique)





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Ferdinand Hérold


Hérold, Ferdinand.jpg

Ferdinand Hérold, gravure de Bocourt

















Fonctions

Préfet
Seine
25 janvier 1879 -1er janvier 1882

Ferdinand Duval

Charles Floquet

Sénateur (d)
30 janvier 1876 -1er janvier 1882




Conseiller municipal de Paris
Charonne
1874-1876



Ministre












































Biographie
Naissance

16 octobre 1828Voir et modifier les données sur Wikidata
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès

1er janvier 1882Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture

Cimetière du Père-LachaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité

FrançaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Homme politique, avocatVoir et modifier les données sur Wikidata
Père

Ferdinand HéroldVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie

Adèle Hérold (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint

Laure-Jeanne-Julie-Léontine Hérold (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

André-Ferdinand Hérold
Léonie-Ferdinande-Gabrielle Hérold Fontainas (d)Voir et modifier les données sur Wikidata



Père-Lachaise - Division 11 - Herold 01.jpg

Vue de la sépulture.




Ferdinand Hérold est un homme politique français, né à Paris (dans la rue des Ternes qui faisait alors partie de Neuilly-sur-Seine) le 16 octobre 1828 et mort à Paris le 1er janvier 1882.




Sommaire






  • 1 Formation d’un républicain


  • 2 Sous la République


  • 3 Écrits


  • 4 Notes


  • 5 Sources





Formation d’un républicain |


Fils du compositeur Ferdinand Hérold (1791-1833), Ferdinand Hérold fils fait des études de droit, obtenant son doctorat en 1851 avec une thèse sur « La preuve de la filiation ». Il est alors déjà avocat depuis 1849 et achète en 1854 une charge d’avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation.


Mais, étant passionnément républicain, il participe aux plus grands procès politiques et finit par attirer sur lui l’attention du Second Empire. Il est mêlé au "Procès des 13", en 1864, avec Garnier-Pagès, Lazare Carnot, etc. : trente-quatre républicains qui s’étaient réunis chez Garnier-Pagès peu avant des élections à Paris sont arrêtés pour réunion non autorisée. Hérold est condamné à 500 francs d’amende[note 1].


Il continue cependant à être actif dans les cercles républicains sous le Second Empire. Parallèlement, il se marie et a un fils en 1865, André-Ferdinand.



Sous la République |


Aux élections législatives de 1869, il se présente dans l’Ardèche mais échoue face au candidat officiel. Il accueille bien sûr la République avec joie : il est nommé secrétaire du gouvernement de la Défense nationale le 4 septembre 1870 et secrétaire général du ministère de la Justice le lendemain. À ce poste, il effectue de nombreuses réformes, la plupart très heureuses. Notamment la publication des lois au Journal officiel, la liberté des professions de libraire et d’imprimeur, l’abrogation de la loi de Sûreté générale…


Redevenu ministre de l’Intérieur par intérim en 1871, il échoue de nouveau cette même année aux législatives, à la fois dans l'Ardèche et dans la Seine. Il se console en devenant conseiller municipal (quartier de Charonne). Il entre même au Sénat en 1876. Républicain, il siège à gauche et s’oppose fermement au gouvernement issu du coup de force du 16 mai 1877. Le 25 janvier 1879, il est nommé préfet de la Seine. Il tente d’y mener des réformes, certaines administratives mais également d’autres plus profondes, visant à appliquer le principe de laïcité dans toute sa rigueur (enlèvement des emblèmes religieux dans les classes…).


Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (11e division).



Écrits |




  • Manuel électoral, 1851


  • Sur la perpétuité de la propriété littéraire, 1852


  • Le vote des villes. Étude de statistiques électorales, 1864


  • Manuel de la liberté individuelle, 1868


  • Le droit électoral devant la Cour de cassation, 1869


Nombreux articles dans les journaux du temps (Le Siècle, la Revue pratique du droit français, le Journal des économistes…). Il est l’un des fondateurs du journal La Tribune.



Notes |




  1. Les prévenus sont Garnier-Pagès, Hippolyte Carnot, Ferdinand Hérold , Amaury Dréo, Charles Floquet, Jules Ferry, Anne-Charles Hérisson, Corbon, Paul Jozon, Jean-Jules Clamageran, Julien Melsheim, Jacques-Thomas Bory et Émile Durier.
    Les défenseurs sont : Jules Favre, Marie, Jules Grévy, Ernest Picard, Henry Didier, Pierre-Antoine Berryer, Dufaure, Antoine Sénard, Ernest Desmarest, Emmanuel Arago, Michel Hébert, Théodore Bac




Sources |


  • « Ferdinand Hérold (homme politique) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]


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