Ypres





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Ypres
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Ypres
La halle aux draps d'Ypres avec son beffroi à gauche et la cathédrale en arrière-plan à droite, vues de la Grand-Place.

Blason de Ypres
Héraldique

Administration

Pays

Drapeau de la Belgique Belgique

Région

Drapeau de la Région flamande Région flamande

Communauté

Drapeau de la Flandre Communauté flamande

Province

Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale

Arrondissement

Ypres

Bourgmestre

Emmily Talpe (Open VLD)
Majorité

Open VLD, sp.a, Open Ieper, N-VA
Sièges
CD&V
Open Ieper
sp.a
N-VA
Groen
Vlaams Belang

31
10
9
5
3
2
2

Section

Code postal
Ypres
Brielen
Dikkebus
Sint-Jan
Hollebeke
Voormezele
Zillebeke
Boezinge
Zuidschote
Elverdinge
Vlamertinge
8900
8900
8900
8900
8902
8902
8902
8904
8904
8906
8908

Code INS
33011

Zone téléphonique
057
Démographie

Gentilé
Yprois(e)

Population
– Hommes
– Femmes
Densité
34 964 (1er janvier 2018)
49,18 %
50,82 %
268 hab./km2

Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +

(1er janvier 2013)
19,36 %
61,00 %
19,64 %
Étrangers 2,33 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 6,00 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 845 €/hab. (2011)
Géographie

Coordonnées

50° 51′ nord, 2° 53′ est

Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
130,61 km2 (2005)
77,73 %
3,52 %
17,47 %
1,26 %
Localisation

Localisation de Ypres
Situation de la ville dans son arrondissement et la province de Flandre-Occidentale


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Ypres





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Ypres





Liens

Site officiel

ieper.be


Ypres (en néerlandais Ieper et en allemand Ypern) est une ville de Belgique située en Région flamande, chef-lieu d'arrondissement en province de Flandre-Occidentale.


Elle est située dans le Nord-ouest de la Belgique dans la région du Westhoek. La ville compte 35 000 habitants, ce qui en fait la sixième ville de Flandre-Occidentale. Avec Lille et les villes de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais en France, elle participe aussi à un ensemble métropolitain de près de 3,8 millions d'habitants, appelé « aire métropolitaine de Lille », bien que dans les faits Ypres, isolée au cœur de la Flandre flamingante belge, soit fort à l'écart de l'agglomération lilloise vers laquelle elle ne regarde que peu, ayant des liens plus étroits avec les autres villes de Flandre belge.


Ypres est une ville historique avec un patrimoine architectural important, qui témoigne de la grandeur qu'a connue la ville au Moyen Âge, où elle fut l'une des principales cités drapières de Flandre, comme Bruges et Gand. Au XIIIe siècle Ypres comptait au rang des plus grandes villes d'Europe mais elle tomba rapidement en déclin au profit de ses voisines. Plus récemment Ypres a été au centre des tristement célèbres batailles d'Ypres Ce lien renvoie vers une page d'homonymie durant la Première Guerre mondiale, la ville et ses monuments historiques ont alors été entièrement détruits. La plupart des monuments et des maisons anciennes ont été reconstruits à l'identique après la guerre, cela a donné lieu à un engouement pour le style régional, ainsi des maisons néo-flamandes diverses (gothiques, renaissances, baroques) mais s'inspirant très fidèlement de l'ancien ont été ajoutées pour compléter harmonieusement l'ensemble, ce qui donne aujourd'hui à cette ville un cachet flamand homogène et bien affirmé, évoquant Bruges.




Sommaire






  • 1 Toponymie


  • 2 Histoire d'Ypres


    • 2.1 Liste des châtelains d'Ypres


    • 2.2 La cité drapière médiévale


    • 2.3 L'échevinage


    • 2.4 Réforme et Contre-Réforme


    • 2.5 Première Guerre mondiale


      • 2.5.1 La guerre à Ypres et dans sa région


      • 2.5.2 L'histoire d'Ypres avec le Touquet-Paris-Plage






  • 3 Géographie


  • 4 Géologie


  • 5 Démographie


  • 6 Jumelage


  • 7 Médias


  • 8 Anciennes communes faisant partie d'Ypres


  • 9 Personnalités liées à la ville


  • 10 Lieux et monuments


  • 11 Fêtes


  • 12 Diocèse titulaire d'Ypres


  • 13 Galerie


    • 13.1 Vues aériennes




  • 14 Références


    • 14.1 Sources




  • 15 Annexes


    • 15.1 Articles connexes


    • 15.2 Liens externes







Toponymie |


Ce pourrait être la rivière l'Yperlée qui donne son nom à la ville. À l’origine, il existait une petite rivière dont la source se situe près du mont Kemmel appelée Ipre ou Iepere qui signifiait « rivière aux ormes » (cf. iep). Les anciens documents remontent au XIe siècle sous les noms de « Iprensis » et « Ipera ».



Histoire d'Ypres |


La ville d'Ypres a pris naissance autour du domaine carolingien et d'un marché éloignés l'un de l'autre d'environ 600 m. Au XIe siècle, ces deux centres avaient pratiquement fusionné pour former un bourg[1] doté d'attributions administratives, puisqu'un burgrave y gouvernait la châtellenie d'Ypres au nom du comte de Flandres.


Ce fut la ville natale de Guillaume d'Ypres, un capitaine de mercenaires qui combattit avec succès aux côtés du roi Étienne d'Angleterre contre l'impératrice Mathilde.



Liste des châtelains d'Ypres |



  • Théobald Ier († 1100/1105), son fils ;

  • Wulfric († 1112), son fils aîné ;

  • Fromold Ier († 1126), son frère ;

  • Thobald II († 1112), son frère ;

  • Théobald III († 1123), fils de Fromold Ier ;

  • Fromold II († 1161), son frère ;

  • Baudouin de Bailleul († 1123), épouse Euphémie de Saint-Omer ;

  • Anselme († 1147), leur fils ;

  • Baudouin II († 1176), son frère ;

  • Baudouin III († 1201), son fils ;

  • Mabille († 1243), sa sœur, épouse Adam de Walincourt puis Hugues de Rethel ;

  • Marguerite († 1255), sa sœur, épouse Baudoin III d'Aire ;

  • Marguerite-Marie, leur fille, épouse Jean d'Aubigny ;

  • Hugues († 1289), leur fils ;

  • Baudoin IV († 1316), son fils.



La cité drapière médiévale |


C'est au XIIe siècle qu'Ypres devint florissante. En tant que troisième ville de Flandres (derrière Gand et Bruges), Ypres fut appelée à jouer un rôle de premier plan dans l'histoire du comté. Son marché annuel avait un rayonnement européen, et elle devint pour un temps la seconde plus importante ville de la hanse flamande de Londres[2] ; dès le début du XIIe siècle, Ypres commerçait avec Novgorod, l'Angleterre, les villes de Champagne, l'Italie et les pays du Levant[3]. C'était aussi avec Arras l'un des grands centres artisanaux de la draperie, dont le commerce était alors des plus lucratifs, et pendant tout le XIIe siècle la capitale du drap en Flandres[4]. L'artisanat du drap (de laine) atteignit son apogée vers 1250. Ypres pouvait être facilement approvisionnée avec une laine de haute qualité, qui était acheminée par bateaux sur l'Yser et l'Yperlée (qui n'est plus aujourd'hui navigable) depuis la côte où les moutons étaient élevés puis vendus sur les faubourgs[5]. Ypres rejoignit les scabini Flandriæ, une ligue de villes du nord qui, par suite de l'invasion française entre autres, se réduisit finalement à quatre membres : Gand, Bruges, Ypres et le Franc de Bruges. Ypres y conserva son droit de vote jusqu'en 1678.


La cité drapière fut affectée par la plupart des conflits qui agitèrent le Moyen Âge, parmi lesquels la bataille des éperons d'or, la bataille de Mons-en-Pévèle, la paix de Melun qui suivit la bataille de Bouvines, la bataille de Cassel.


Le déclin de l'artisanat du drap s'amorça, comme un peu partout en Flandre, au tournant du XIVe siècle. La ville demeura malgré tout un centre administratif et hospitalier majeur. Les premières fortifications semblent dater de 1385 : une partie en est encore visible près de la Porte de Lille (Rijselpoort). La célèbre Halle aux draps et son beffroi datent du XIIIe siècle. C'est vers cette époque qu'on précipitait, hors de la Halle aux draps, les chats, qui symbolisaient alors le Malin et la sorcellerie, sans doute pour signifier par cet acte que les transactions seraient vierges de toute action maléfique. Ce rituel est commémoré aujourd'hui par la « fête du chat » triennale.


La concurrence avec la laine anglaise et hollandaise, la guerre avec la France, les jacqueries, le siège de la ville et un bombardement soutenu par l'armée anglaise en 1383, la grande peste de 1347 et les épisodes de disette accablèrent Ypres[6], dont la production manufacturière chuta à 50 % de ce qu'elle était en 1300[7]. La ville ne parvint pas à préserver ses débouchés commerciaux aussi bien que d'autres villes flamandes (Bruges, par exemple). L'effondrement économique et les épidémies provoquèrent l'exode de la plus grande partie des familles ouvrières au XVe siècle. La peste ravagea encore la ville à de nombreuses reprises entre le XIVe et le XVIIe siècle[8].



L'échevinage |




La halle aux draps et l'hôtel de ville d'Ypres. Gravure de 1872.


La ville était administrée par un bailli et des échevins. Ces magistrats étaient assistés par un Grand Conseil. Les échevins, après un mandat de deux ans, devaient attendre une année avant de pouvoir présenter à nouveau leur candidature à cet office. Ils pouvaient toutefois conserver une activité politique dans l'intervalle en siégeant au Grand Conseil[9]. Au Moyen Âge, l'échevinage était pratiquement détenu par une oligarchie de quelques familles. Contrairement à d'autres villes flamandes, un mandat d'échevin pouvait être détenu par la même personne pendant plusieurs années : tant que l'on restait fidèle au comte de Flandres, la charge était pérenne.


Le Grand Conseil était composé du bailli, des échevins, et de 27 conseillers, dont quatre représentants des quartiers, quinze représentants de la bourgeoisie et cinq représentants des artisans (tisserands et foulons essentiellement)[10]. Le collège des échevins était composé (en tout cas au XVIIe siècle) pour l'essentiel d'aristocrates, seigneurs et chevaliers, ce qui peut s'expliquer de la façon suivante : on sait qu'au cours du Moyen Âge, 75 % des échevins se consacraient au commerce et à l'artisanat ; à la chute de Charles le Téméraire, tous les échevins étaient devenus propriétaires de terres, et en 1521, les trois quarts de ces échevins vivaient de rentes foncières et des tenures. C'est ainsi que les artisans devinrent minoritaires au sein du Grand Conseil.


Enfin il faut ajouter que, contrairement aux autres villes de Flandre, l'échevinage employait des clercs rémunérés. Ces fonctionnaires, qui devaient prêter serment, assuraient l’intérim du collège des échevins.



Réforme et Contre-Réforme |


À la fin du XVe siècle, la ville commença à se repeupler. Des tisserands possédant leur propre métier à tisser s'y installèrent. Ils amenaient une nouvelle mentalité, faite de curiosité et de foi intériorisée (devotio moderna). Ces nouveaux citoyens grossirent les rangs de la vague évangélique. En 1525, les échevins de la ville mirent en application le programme politique proposé par le philosophe Juan Luis Vives, particulièrement la mise à contribution des congrégations pour le traitement social de la mendicité. Cette initiative, combattue par les Franciscains, fut finalement sanctionnée favorablement par la Sorbonne et l'empereur Charles Quint. C'est à Ypres, en 1566, que prirent naissance les premiers troubles de la Furie iconoclaste aux Pays-Bas[11]. Ce déchaînement de violence gagna rapidement les provinces du nord. Ypres, comme Bruges, tomba aux mains des calvinistes gantois en 1577. Le parti protestant conserva le pouvoir jusqu'en 1583, lorsque Farnèse envahit les Pays-Bas.


Dès 1559, à la suite de la réorganisation ecclésiastique des Pays-Bas, Ypres était devenu siège d'un évêché, suscitant l'arrivée de plusieurs ordres religieux. Elle eut notamment pour évêque Cornelius Jansen, dit Jansenius, dont la doctrine est connue sous le nom de jansénisme. La ville retrouva une certaine prospérité au début du XVIIe siècle : on le voit à la recrudescence de construction d'édifices en pierre[12].



Ce n'est qu'à ce moment qu'on songea à reprendre les fortifications de la ville. Depuis Ypres, il était facile de contrôler tous les ports du littoral flamand : Nieuport, Bruges, Ostende, Furnes, et surtout Dunkerque[13]. Les Espagnols abattirent les vieilles murailles médiévales et entourèrent la ville d'une enceinte bastionnée, ce qui n'empêcha pas les Français de s'emparer d'Ypres, d'abord en 1658[14], puis à nouveau le 25 mars 1678[15] par les traités de Nimègue.


Article détaillé : Siège d'Ypres (1678).

Le rattachement d'Ypres à la France est une conséquence de la bataille de la Peene livrée à Noordpeene un an plus tôt. Vauban, qui avait pu juger des défauts du dispositif en place, modifia à son tour profondément les ouvrages d'enceinte : il s'agissait pour lui d'une place frontière du « Pré carré ». La ville abrita dès lors une importante garnison (5 000 hommes), à laquelle toutes les activités manufacturières et commerciales étaient subordonnées[16]. Il se mit en place une économie autarcique et surtout très dépendante du contexte politique et militaire.


Lors des traités d'Utrecht, les Provinces-Unies obtinrent le droit de garnison à Ypres et dans sept autres villes des Pays-Bas espagnols (cf. traité des Barrières).


En 1782, l'empereur Joseph II ordonna le démantèlement des fortifications. Cette décision facilita la prise de la ville par les républicains français commandés par Pichegru le 17 juin 1794[17].



Première Guerre mondiale |




Ypres en 1919.



La guerre à Ypres et dans sa région |


Après les inondations de Nieuport, les Allemands reportèrent leurs attaques sur la région d'Ypres en octobre 1914. Ypres était située au centre de la zone dite du saillant d'Ypres, une saillie en forme de demi-cercle sur la ligne de front de l'ouest. Elle fut le théâtre de plusieurs batailles extrêmement sanglantes. Lors de la troisième bataille d'Ypres (bataille de Passchendaele) en juillet 1917, l'armée allemande y utilisa pour la première fois les gaz de combats contre les troupes canadiennes. Celles-ci, n'étant pas équipées pour faire face à ce type d'attaque, résistèrent malgré les dommages causés par le gaz moutarde (dès lors aussi appelé « ypérite »). En avril 1918, une importante offensive allemande fut arrêtée à Merkem, au nord, par les Belges, et aux monts de Flandre par les Britanniques et les Français. À partir de septembre, la contre-attaque des Alliés, commandée par le maréchal Foch, permit de libérer la Belgique. Plus de 300 000 Alliés dont 250 000 soldats du Commonwealth trouvèrent la mort au cours des combats. Soumise aux bombardements de l'artillerie allemande, la ville médiévale était presque entièrement détruite à l'issue de la guerre. La campagne environnant Ypres n'est qu'une vaste nécropole : on y compte quelque 170 cimetières militaires.


La commune a été décorée le 22 octobre 1919 de la croix de guerre 1914-1918[18].



L'histoire d'Ypres avec le Touquet-Paris-Plage |


Pendant la première guerre mondiale, la ville d'Ypres est étroitement liée avec la ville du Touquet-Paris-Plage dans le Pas-de-Calais, France. Le comité Franco-Belge des réfugiés au Touquet-Paris-Plage établit, le 15 février 1915 une liste des réfugiés belges sur laquelle figurent 49 familles de la ville d'Ypres. En Mai 1915, le bourgmestre de la ville d'Ypres, René Colaert, membre fondateur de l'association des sinistrés de la Flandre occidentale, s'installe au Touquet-Paris-Plage d'où il poursuivra, avec les membres du conseil échevinal, l'administration de sa ville, organisant l'instruction des centaines d'enfants et l'assistance aux réfugiés. La villa Domrémy à l'angle sud-est des rues Saint-Jean et de Moscou accueille les services et le personnel de la ville d'Ypres. Dimanche 23 février 1919 le conseil municipal d'Ypres dans l'impossibilité de se réunir en Belgique tient une séance mémorable en la mairie du Touquet-Paris-Plage pour discuter de la reconstruction de sa ville et des bâtiments communaux. Cette séance extraordinaire dure de 9 heures du matin à 7 heures du soir. Quelques jours après, Monsieur Colaert, le Bourgmestre, adresse à la ville du Touquet-Paris-Plage, une lettre de remerciements pour le beau témoignage de reconnaissance qu'elle constitue, il écrit,



« Messieurs,
Sur le point de quitter définitivement votre charmante ville, je réponds à un puissant besoin de mon cœur en venant vous exprimer toute ma reconnaissance pour les services que vous avez bien voulu rendre, pendant une période de quatre années, à mes compatriotes exilés, comme aussi à l'administration communale d'Ypres et à moi-même. Grâce à votre bienveillante intervention nous avons pu loger très convenablement nos écoles des deux sexes et procurer ainsi à nos élèves belges les bienfaits d'une éducation et d'une instruction qui n'ont rien laissé à désirer. Vous nous avez même aidés à trouver des champs de culture pour l'enseignement agricole à donner à l'école moyenne. C'est une faveur dont notre jeunesse studieuse n'a joui nulle part ailleurs. Ai-je besoin de vous dire, Messieurs, combien nous vous sommes reconnaissants et de vous assurer que le gouvernement belge partagera nos sentiments de gratitude. Quand l'administration communale d'Ypres et nos écoles pourront à leur tour, retourner dans notre ville et s'y réinstaller définitivement, dans quelques mois, je ne manquerai pas de signaler à tous mes concitoyens tout ce que vous avez bien voulu faire pour rendre notre exil non seulement tolérable, mais utile et même agréable. Le souvenir de notre séance du 23 février, tenue en votre mairie, au siège même de votre administration communale, gracieusement mise à notre disposition, dira à tous nos compatriotes, que c'est à Paris-Plage qu'une réunion d'un Conseil Communal Belge a pu, grâce à un arrêté exceptionnel, se réunir sur les bords de la Canche si furieusement enviés, il y a quelques mois encore, par un ennemi criminel. Daignez agréer, Messieurs, avec l'expression de notre reconnaissance, l'assurance de notre parfaite considération. Signé R. COLAERT »





Stèle se trouvant sur le jardin d'Ypres au Touquet-Paris-Plage.


Elle trouve son prolongement dans l'appellation “Jardin d'Ypres” donné, après délibération du conseil municipal du 2 février 1935, au jardin public du Touquet-Paris-Plage le 30 juin 1935.[19].



En 2015, à l’occasion des 100 ans de l’accueil de la population d’Ypres au Touquet-Paris-Plage et des 80 ans du Jardin d’Ypres, le week-end du 6 au 8 novembre a été dédié à notre voisin la Belgique.



Articles connexes : bataille des Flandres, deuxième bataille d'Ypres, bataille de Passchendaele et bataille de la Lys.


Géographie |


Ville de plaine, Ypres fut longtemps la plaque tournante du commerce entre la côte flamande distante de 60 km et ses ports de commerce (Dunkerque, Furnes, Nieuport, Ostende et Bruges avant l'ensablement) d'une part, et la route des foires de Champagne, d'autre part. Desservie par quelques grandes routes, située au cœur d'un réseau de rivières et de canaux (la plupart impropres à la navigation moderne), cette ville opulente contrôlait l'accès à la mer du Nord, et ce fut encore le cas au début de la Première Guerre mondiale.


Le musée des Beaux-Arts de la ville de Lille conserve et expose un plan-relief (9 × 5 m) original de la ville d'Ypres établi entre 1698 et 1702. Il est composé de 12 tables en bois à une échelle de 1/600°.



Géologie |


L'Yprésien est l'étage le plus ancien de l'ère éocène (Tertiaire). Il s'étend de 56,0 à 47,8 Ma. Il fut défini par André Dumont en référence à la ville d'Ypres où les roches sédimentaires déposées durant cet âge sont particulièrement caractéristiques.



Démographie |





  • Source : Institut national de statistique.


Jumelage |




  • Drapeau de la France Saint-Omer (France)


  • Drapeau de l'Allemagne Lehrte (Allemagne)


  • Drapeau de l'Allemagne Siegen (Allemagne)


  • Drapeau du Kazakhstan Semeï (Kazakhstan)



Médias |


L'ancien journal Le Progrès (Ypres), édité de 1841 à 1914, était un journal régional pour Ypres et son arrondissement.



Anciennes communes faisant partie d'Ypres |


Boezinge, Brielen, Dikkebus, Elverdinge, Hollebeke, Sint-Jan, Vlamertinge, Voormezele et Zillebeke.



Personnalités liées à la ville |


Voir la catégorie : Naissance à Ypres.

Voir la catégorie : Décès à Ypres.



  • Évrard d'Ypres (1120- ), moine cistercien et théologien


  • Jehan Yperman, médecin de la seconde moitié du XIIe siècle


  • Jacob Clemens non Papa (v. 1510-1556), compositeur de la Renaissance


  • Andreas Hyperius (1511-1564), théologien protestant


  • François-Antoine Bossuet (1798-1889), artiste-peintre


  • Cornelius Jansen (1585-1638), évêque


  • Étienne-Michel Bulteel (1635-?), seigneur de Nieppe.


  • Pierre François Joseph Durutte (1767-1827), général français des armées de la République et de l'Empire, décédé et inhumé à Ypres (nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile à la 17e colonne).

  • Martin Legraverand (1775-1862) Conseiller communal, médaillé de Sainte-Hélène, désigné pour assister au sacre de l'Empereur à Paris.


  • Désiré De Haerne (1804-1890), prêtre et homme politique


  • Jean-Baptiste Malou (1809-1864), évêque de Bruges


  • Jules Malou (1810-1886), Premier ministre de Belgique (1871-1878 et 1884)


  • Louis Van Houtte (1810-1876), botaniste et horticulteur


  • Alphonse Vandenpeereboom (1812-1884), homme politique, ministre

  • Gaston Hynderick de Theulegoet (x-x), chevalier, 1846-1914, ancien colonel d'état-major et hippologue belge, fondateur de la Société nationale du cheval de trait belge.


  • Auguste Böhm (1819-1891,) dessinateur et peintre


  • François Roffiaen (1820-1898), artiste-peintre


  • Édouard Fiers (1822-1894), sculpteur


  • Henri Iweins d'Eeckhoutte (1837-1902), homme politique


  • Albert Nyssens (1855-1901), ministre de l'Industrie et du Travail, juriste, professeur


  • Julien Nyssens (1859-1910), ingénieur, administrateur, constructeur du port de Zeebruges


  • Albert Devèze (1881-1959), homme politique, ministre


  • Édouard de Keyser aussi connu comme Edmond Romazières (1883-1974), romancier


  • Paul Sobry (1895-1954), chanoine et professeur à Louvain


  • L'abbé Froidure (1899-1971), prêtre, fondateur de l'association Petits Riens


  • Simona Noorenbergh (1907-1990), religieuse, travailleuse sociale en Papouasie-Nouvelle-Guinée.


  • André Noyelle (1931-2003), coureur cycliste


  • Jo Lernout (1951), cofondateur avec Pol Hauspie de la société de technologie de la parole Lernout & Hauspie installée à Ypres et déclarée en faillite en 2001


  • Renaat Landuyt (1958- ), homme politique, ministre


  • Yves Leterme (1960- ), homme politique, Ministre-président du gouvernement flamand, Premier ministre de Belgique


  • Serge-Henri Valcke (1946- ), acteur, actif principalement aux Pays-Bas


  • Noël Vantyghem (1947-1994), coureur cycliste


  • Paul Breyne (1947- ), gouverneur de la province Flandre-Orientale


  • Marc Vervenne (1949- ), recteur de l'université de Louvain (KUL)


  • Édouard Vermeulen (1957- ), créateur de mode vestimentaire (firme Natan)


  • Jan Desmarets (1961- ), sculpteur


  • Isaac Delahaye (1982- ), musicien



Lieux et monuments |




La Halle aux draps (Lakenhal) d'Ypres, avec son imposant beffroi. Véritable cathédrale civile, c'est l'un des plus grands monuments communaux du Moyen Âge en Europe, et aussi l'un des plus anciens (XIIIe siècle);




Détail d'architecture des Halles aux draps.



  • la grand-place

  • la Halle aux draps (Lakenhal) avec son beffroi

  • la cathédrale Saint-Martin

  • le mémorial de la porte de Menin (Menenpoort)

  • la porte de Menin, sous laquelle se déroule les soirs depuis 1928 au son du clairon, le Last Post, cérémonie d'hommage aux victimes de guerres.

  • l''église Saint-Georges (St. George's Memorial Church) pour les soldats anglais et du Commonwealth (consacrée en 1929)[20]

  • la promenade sur les remparts construits par Vauban. Peut se faire au départ de la porte de Menin.

  • la « maison Biebuyck » (1544) - Diksmuidsestraat 48

  • l'hospice Saint-Jean, fondé à 1270. Le bâtiment actuel date de 1555 et fait partie des rares rescapés de la Première Guerre mondiale. Il abrite le musée municipal qui retrace l'histoire de la ville.

  • le musée de la guerre « In Flanders Field » dans les halles.

  • le musée Merghelynck (XIXe siècle) - A. Merghelynckstraat 2

  • le parc d'attractions et animalier Bellewaerde.

  • l'abbaye de la Nouvelle-Plante. Elle existe sous le patronage de Notre-Dame. Établie à l'origine à Roesbrugge, l'abbaye a été transférée à Ypres en 1588. Vendue comme bien national en 1798, rebâtie au milieu du XIXe siècle, détruite au cours de la Première Guerre mondiale, elle a été réédifiée de 1921 à 1928 selon les plans de l'architecte bruxellois Camille Damman[21].



Fêtes |


Lors de la fête des Chats (Kattenfeest) qui a lieu tous les trois ans (le deuxième dimanche de mai), des animaux en peluche sont lancés du deuxième étage du beffroi. L'origine de cette fête remonterait au XVe siècle. Les chats, complices du diable et des sorcières, étaient alors jetés vivants du haut du beffroi. Depuis 1955, la manifestation est précédée du grand cortège des Chats (Kattenstoet) qui se déroule tous les trois ans.





Diocèse titulaire d'Ypres |


Ypres fut le siège d'un diocèse de 1559 à 1801. Aujourd'hui ce siège n'est plus résidentiel mais titulaire.


Article détaillé : Diocèse d'Ypres.


Galerie |




Vues aériennes |




Références |





  1. Octaaf Mus, « De stedelijke ontwikkeling van de Middeleeuwen tot 1914 », dans Omtrent de vestingstad Ieper (1992, éd. par H. Stynen & J.M. Duvosquel), Bruxelles, Gemeentekrediet van België & Koning Boudewijnstichting, p. 6.


  2. Cf. art. « Ieper », dans « Grote Winkler Prins. Encyclopedie in 26 delen » (1990), éd. Elsevier, Amsterdam, vol. XII, p. 47. La première ville de la hanse londonienne était alors Bruges.


  3. Octaaf Mus, op. cit., p. 8.


  4. Ibid., p. 8.


  5. Cf. art. « Ieper », dans « Grote Winkler Prins. Encyclopedie », p. 47.


  6. Octaaf Mus, op. cit., p. 8-12.


  7. Octaaf Mus, op. cit., p. 13.


  8. L'expression flamande « j'ai l'air d'un mort d'Ypres » (« hij ziet eruit als de dood van Ieperen »), c'est-à-dire « je suis livide », fait allusion à l'épidémie de 1347.


  9. P. Trio, « Bestuursinstellingen van de stad Ieper (12e eeuw - 1500) », in « De gewestelijke en lokale overheidsinstellingen in Vlaanderen tot 1795 » (1997), sous la dir. de W. Prevenier et B. Augustyn, Bruxelles, Algemeen Rijksarchief, p. 335.


  10. P. Trio, ibid., p. 344.


  11. Octaaf Mus, op. cit., p. 14.


  12. Octaaf Mus, op. cit., p. 15.


  13. Octaaf Mus, op. cit., p. 16.


  14. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant (préf. Jean Nouvel), Vauban - L’intelligence du territoire, Paris, Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, 2006, 175 p. (ISBN 2-35039-028-4), p. 166.


  15. Barros et alii, p. 167.


  16. Octaaf Mus, op. cit., p. 18.


  17. Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) », Annales historiques de la Révolution française, février 2009, (no 356), p. 93-118.


  18. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918.


  19. Mémoires de la Société Académique du Touquet-Paris-Plage 2014-2106, édité en 2017 I.H. Montreuil (Pas-de-Calais), pages 122 et 124


  20. St. George's website.


  21. Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel édition, Bruxelles, p. 30.




Sources |




  • [PDF] Henri Pirenne, « Les dénombrements de la population d'Ypres au XVe siècle (1412-1506). Contribution à la statistique sociale du Moyen Âge », Vierteljahrschrift für Sozial- u. Wirtschaftsgeschichte, t. I, 1903(consulté le 7 août 2007).

  • H. Stynen, J.M. Duvosquel (éd.), Omtrent de vestingstad Ieper (1992), Bruxelles, Crédit mutuel de Belgique et Fondation roi Baudouin.



Annexes |


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Articles connexes |



  • Première bataille d'Ypres

  • Seconde bataille d'Ypres


  • Bataille de Passchendaele ou troisième bataille d'Ypres


  • Bataille de la Lys ou quatrième bataille d'Ypres

  • Conférence d'Ypres

  • Gare d'Ypres

  • Quatre jours de l'Yser

  • le Touquet-Paris-Plage



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