AGM-84 Harpoon
| AGM-84 Harpoon | ||
Harpoon tiré depuis un sous-marin | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Type de missile | missile anti-navire | |
| Constructeur | Boeing Integrated Defense Systems | |
| Déploiement | 1977 | |
| Caractéristiques | ||
| Moteur | Booster à propergol solide et turboréacteur | |
| Masse au lancement | 691 kg | |
| Longueur | 3,8 m | |
| Diamètre | 0,34 m | |
| Portée | 127 km | |
| Charge utile | 221 kg | |
| Guidage | Actif radar | |
| Plateforme de lancement | Avion, navire, sous-marin | |
modifier | ||
Tir d'un missile AGM-84 Harpoon à partir d'un navire
Le Harpoon est un missile anti-navire transhorizon longue portée (Beyond Visual Range - BVR : « Au-delà de la portée visuelle ») tout-temps, développé à l'origine par la société américaine McDonnell Douglas à partir de 1970[1]. Son premier tir a lieu le 20 décembre 1972[2]. Son développement et sa production ont été repris par Boeing Integrated Defense Systems. En 2004, Boeing a livré le 7 000e Harpoon depuis l'entrée en service du missile en 1977. Cette arme a également été développée dans une version de défense côtière, le Standoff Land Attack Missile (missile d'attaque au sol à distance de sécurité).
Sommaire
1 Vecteurs
2 Harpoon Block I
3 Harpoon Block II
4 Caractéristiques générales
5 Utilisation
6 Opérateurs militaires
7 Références
8 Annexes
8.1 Liens externes
Vecteurs |
Le Harpoon utilise un guidage radar actif et navigue aux ras des flots pour améliorer sa survivabilité et son efficacité. Les plates-formes capables de délivrer cette arme comprennent :
- Avions (Air Guided Missile - 84, pas d'accélérateur à poudre);
- Navire de surface (Roof Guided Missile - 84, comprenant un accélérateur à poudre qui se détache lorsque la vitesse est suffisante pour enclencher le turboréacteur);
- Sous-marins (Undersea Guided Missile - 84, comprenant un accélérateur à poudre, et encapsulé dans un conteneur étanche pour un lancement immergé par tubes lance-torpille) en tant que missile à changement de milieu;
- Batteries de défense côtière (RGM-84, voir ci-dessus)
Les principaux concurrents du Harpoon sont l'Exocet français et le YingJi chinois. Il est prévu, en 2016, que son successeur, le AGM-158C LRASM (en), entre en service à partir de 2018 pour la version air-surface et 2019 pour la version surface-surface.
Harpoon Block I |
Le missile Harpoon RGM-84A est entré en service en 1977 après qu'un missile anti-navire Styx de construction soviétique ait coulé le destroyer israélien Eilat en 1967. Initialement développé comme missile mer-mer pour l'US Navy, la version RGM-84A lancé par avion entre en service en 1979 à bord des avions de patrouille maritime P-3 puis a été adapté en 1983 au bombardier B-52G de l'US Air Force[2], qui peut en emporter entre 8 et 12. Le UGM-84A lancé par sous-marins devient opérationnel en 1981[3].
Le Harpoon a également été adapté au F-16 Fighting Falcon, utilisé par les États-Unis et nombre de leurs alliés. La Royal Australian Air Force peut tirer cette arme depuis ses F-111C/G Aardvark, ses F/A-18C/D Hornet ou ses AP-3C Orion. La Royal Australian Navy a également déployé ce missile (version RGM-84) sur ses bâtiments de surface et (version UGM-84) sur ses sous-marins de classe Collins. La Force aérienne espagnole et la Marine chilienne sont également des utilisatrices de la version AGM-84D et peuvent l'utiliser depuis leurs F-16, P-3 (AGM-84) ou depuis des bâtiments de surface (RGM-84). La Royal Navy anglaise pour sa part, l'utilise sur ses bâtiments de surface (RGM-84), ses sous-marins (UGM-84) ou ses avions de patrouille maritime Nimrod MR2.
Harpoon Block II |
Produit par l'usine Boeing de Saint-Charles (Missouri), le Harpoon Block II offre une enveloppe d'engagement élargie et pouvant être tiré sur des cibles à terre[4], des contre-mesures améliorées ainsi qu'un guidage de nouvelle génération.
Les améliorations principales de la version Block II sont obtenues en adaptant la centrale inertielle du Joint Direct Attack Munition (JDAM, Munition d'attaque directe commune), ainsi que de nouveaux logiciels, ordinateurs, et systèmes de guidage, tirés de la version SLAM-ER, version amélioré du SLAM, lui-même dérivé du Harpoon.
La Marine royale danoise a été le premier client à l'export pour le Harpoon block II. Elle a commandé 50 kits de mise à jour en 1997. Tous les systèmes ont été livrés en 2002.
Caractéristiques générales |
- Fonction : Missile anti-navire lancé depuis le sol, la mer, un sous-marin ou un avion.
- Constructeur : Boeing Integrated Defense Systems
- Motorisation : turboréacteur Teledyne J402 de 2,9 kN de poussée, accélérateur à poudre pour les versions de surface et sous-marine.
- Longueur :
- Version air-mer : 3,8 m
- Autres versions : 4,6 m
- Version air-mer : 3,8 m
- Poids :
- Version air-mer : 519 kg
- Autres versions : 628 kg
- Version air-mer : 519 kg
- Diamètre : 34 cm
- Envergure : 91 cm
- Portée : au-delà de l'horizon
- AGM-84D : 220 km (120 nm)
- RGM/UGM-84D : 140 km (75 nm)
- AGM-84E SLAM : 93 km (50 nm)
- AGM-84F : 315 km (170 nm)
- AGM-84H/K SLAM-ER : 280 km (150 nm)
- Vitesse : 850 km/h (460 kt)
- Guidage : Altimètre radar, guidage final par radar actif
- Charge militaire : ogive pénétrante de 221 kg à haute déflagration
- Coût unitaire : 720 000 $ US
- Dates d'entrée en service :
- RGM-84 A : 1977
- AGM-84 A : 1979
- UGM-84 A : 1981
- AGM-84E SLAM : 1990
- AGM-84H SLAM-ER : 1998
- AGM-84K SLAM-ER ATA: 2002
Utilisation |
Frégate Type 23 HMS Iron Duke tirant un missile Harpoon
Il a été utilisé au combat pour la première fois par l'Iran en 1980 lors de la guerre Iran-Irak, puis par l'US Navy contre des patrouilleurs libyens en 1986 puis lors de la bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri en 1988 contre des navires iraniens. Un missile d’exercice non armé a tué un marin d'un navire marchand indien qui se trouvait dans une zone d'exercices en décembre 1988.
Opérateurs militaires |
Australie
Royal Australian Air Force
- F/A-18 Hornet
- F/A-18F Super Hornet
- AP-3C Orion
Royal Australian Navy
- Frégates classe Adelaide
- Frégates classe Anzac
- Sous-marin classe Collins
- Frégates classe Adelaide
Belgique
Marine Belge
- Frégates classe Karel Doorman
- Frégates classe Karel Doorman
Brésil
Force aérienne brésilienne
- P-3AM
Canada
Aviation royale canadienne
- CF-18 Hornet
- CP-140 Aurora
Marine royale canadienne
- Frégates classe Halifax
- Frégates classe Halifax
Chili
- Marine chilienne
- Force aérienne chilienne
Danemark
Marine royale danoise
- Frégates classe Absalon
- Frégates classe Ivar Huitfeldt
- Frégates classe Absalon
Égypte
- Armée de l'air égyptienne
- Marine égyptienne
Allemagne
Deutsche Marine
- Frégates classe Sachsen (F124)
- Frégates classe Bremen (F122)
Finlande
Marine finlandaise
- Navires et batteries côtières dans les années 2020[5]
- Navires et batteries côtières dans les années 2020[5]
Grèce
Marine hellénique
- Frégates classe Elli
- Frégates classe Hydra
- Sous-marin Type 209, classe Glafkos (1100) et classe Poseidon (1200)
- Sous-marin classe Papanikolis Type 214
- Frégates classe Elli
Inde
Indian Navy
- Boeing P-8I Neptune
- Sous-marin classe Shishumar (Type-209)[6]
Indian Air Force
- SEPECAT Jaguar
Indonésie
Marine indonésienne
- Sous-marin classe Chang Bogo
- Sous-marin classe Chang Bogo
Iran
Marine de la République islamique d'Iran (probablement retiré, remplacé par des AS-20 et C-802)
Israel
- Force aérienne israélienne
- Marine israélienne
Japon
- Force maritime d'autodéfense japonaise
Corée du Sud
Force aérienne de la République de Corée
- F-15K
- KF-16
Marine de la République de Corée
- Destroyer classe Sejong the Great
- Destroyer classe Chungmugong Yi Sun-shin
- Destroyer classe Gwanggaeto the Great
- Sous-marin classe Son Won-Il
- Sous-marin classe Chang Bogo
- Destroyer classe Sejong the Great
Malaisie
- Royal Malaysian Air Force
Mexique
- Marine mexicaine
Pays-Bas
- Marine royale néerlandaise
Pakistan
- Marine Pakistanaise
Pologne
- Marine Polonaise
Portugal
- Marine portugaise
Arabie saoudite
- Marine royale saoudienne
Singapour
- Force aérienne de Singapour
- Marine de Singapour
Espagne
- Armée de l'air Espagnole
Marine Espagnole, sur les frégates de la classe Santa María
Taïwan
- Force aérienne de la République de Chine
- Marine de la République de Chine
Thaïlande
- Marine royale (Thaïlande)
Turquie
- Armée de l'air turque
- Marine turque
Émirats arabes unis
Royaume-Uni
Royal Navy (retrait annoncé en 2016 pour 2018[7])
Royal Air Force (retiré)
États-Unis
- United States Air Force
- United States Navy
United States Coast Guard (retiré)
Références |
René Carpentier, Les missiles tactiques, Eurosae, 2001, 336 p. (lire en ligne), p. 159.
(en) « AGM/RGM/UGM-84 Harpoon Missile », sur Boeing (consulté le 4 janvier 2017).
(en) Andreas Parsch, « Boeing (McDonnell Douglas) AGM/RGM/UGM-84 Harpoon », sur www.designation-systems.net, 8 juillet 2008(consulté le 4 janvier 2017).
.
« Les États-Unis vont vendre 200 missiles à la Finlande dans un contexte de tensions avec la Russie », sur 20 Minutes, 6 février 2018(consulté le 29 mars 2018).
(en) « US agrees to sell 22 Harpoon missiles to India for $200 Mn », IANS, sur news.biharprabha.com (consulté le 14 octobre 2014)
(en) Ben Farmer, « Royal Navy to lose missiles and be left only with guns », sur The Daily Telegraph, 15 novembre 2016(consulté le 17 novembre 2016) puis différé à 2020.
Annexes |
.mw-parser-output .autres-projets ul{margin:0;padding:0}.mw-parser-output .autres-projets li{list-style-type:none;list-style-image:none;margin:0.2em 0;text-indent:0;padding-left:24px;min-height:20px;text-align:left}.mw-parser-output .autres-projets .titre{text-align:center;margin:0.2em 0}.mw-parser-output .autres-projets li a{font-style:italic}
Liens externes |
(en) Official Harpoon information – Boeing Integrated Défense System website
(en) Detailed information of all Harpoon versions and upgrades – From Encyclopedia Astronautica
(en) AGM-84 variants
- Portail du monde maritime
- Portail de l’histoire militaire
- Portail des forces armées des États-Unis
- Portail des sous-marins
- Portail de l’aéronautique