Chant du départ
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Paroles de l'hyme de guerre Le chant du départ imprimées sans date, c. 1794. | ||
| Hymne national de | ||
|---|---|---|
| Autre(s) nom(s) | Hymne à la liberté | |
| Paroles | Marie-Joseph Chénier 1794 | |
| Musique | Étienne Nicolas Méhul | |
| Adopté en | 1804 | |
| Fichier audio | ||
| Chanté par Georges Thill, ténor à l'Opéra de Paris, et joué par l'orchestre de la Garde républicaine. Réalisé par Pierre Dupont. | ||
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Le Chant du départ est un chant révolutionnaire, écrit par Étienne Nicolas Méhul (pour la musique) et Marie-Joseph Chénier (pour les paroles) en 1794[1]. Cet « hymne » a été pour la toute première fois exécuté à Fleurus afin de célébrer la victoire sur les coalisés[2]. Le Comité de salut public demanda son exécution le 14 juillet 1794 pour célébrer l'anniversaire de la prise de la Bastille[3]. Il fut utilisé lors de la Première Guerre mondiale pour exalter les soldats partant au front lors de la mobilisation[4].
Sommaire
1 Histoire
2 Utilisation populaire
3 Paroles
4 Annexes
4.1 Notes et références
4.2 Bibliographie
4.3 Articles connexes
4.4 Liens externes
Histoire |
La Victoire en chantant était un thème fréquent lors de la mobilisation de la Première Guerre mondiale, et encore parfois exalté après-guerre, via les monuments-aux-morts (tel ici celui de Phalempin dans le nord de la France).
Titre de l'œuvre (La Victoire en chantant) en bas relief sur le socle du monument de bronze et pierre.
Ce chant dont le titre original était « Hymne de la liberté » fut appelé le « frère de La Marseillaise » par les soldats républicains[5]. Il est composé par Marie-Joseph Chénier (pour le texte) et Méhul (pour la musique) pour la fête de 14 juillet 1794, il est ensuite présenté par Méhul à Robespierre, sans mentionner Chénier, dont le frère André était déjà dans les prisons révolutionnaires. Robespierre le qualifie alors de « poésie grandiose et républicaine qui dépasse tout ce qu'a fait ce girondin de Chénier »[6] et en fit changer le titre[7]. Le chant est tout d'abord exécuté par l'orchestre et les chœurs de l'Institut national de musique le 14 juillet 1794. Il est immédiatement imprimé à près de 18 000 exemplaires et distribué aux 14 armées de la République.
Le chant a survécu à la Révolution, sachant que même durant le Premier Empire, Napoléon qui le préférait à La Marseillaise l'avait érigé en hymne national en 1804 pour remplacer celle-ci[5].
Après avoir été un symbole de la volonté de défendre la patrie durant les deux guerres mondiales, il est toujours chanté par l'armée française. Valéry Giscard d'Estaing en avait fait son chant de campagne lors de l'élection présidentielle de 1974 ; président de la République, il le faisait souvent jouer aux troupes au cours de cérémonies officielles, avec La Marseillaise.
Utilisation populaire |
Le carillon de la place Ducale de Charleville-Mézières sonne les heures, quarts d'heures et demi-heures sur les mesures du refrain du Chant du départ de façon que l'intégralité d'un couplet + refrain soit jouée en 60 minutes.
Le carillon de la mairie de Givet, située à une cinquantaine de kilomètres de Charleville, ville natale du compositeur fait de même.
Ce chant est utilisée dans le roman La Guerre des boutons, ainsi que dans le film d'Yves Robert qu'il a inspiré, lors des victoires remportées par les troupes de Lebrac.
Ce chant est repris dans le générique du film La Victoire en chantant de Jean-Jacques Annaud (1976), renommé Noirs et blancs en couleur[8].
L'air du refrain est aussi utilisé comme sample au début de la chanson I'm Not Scared des Pet Shop Boys (album Introspective).
Paroles |
L'hymne est un tableau musical composé de sept strophes entrecoupées d'un refrain. Chacune de ces strophes est chanté par un individu ou des groupes d'individus différents à laquelles répondent des soldats (« Chant des guerriers »).
Dans le premier couplet (qui est le plus connu
), il s'agit par exemple d'un député qui parle à des soldats, il les encourage à se battre pour défendre la République.
Dans le second couplet, il s'agit d'une mère de famille qui donne son fils à la patrie.
Dans le quatrième couplet, il s'agit d'un enfant qui évoque Joseph Bara et Joseph Agricol Viala, deux jeunes Français (12 ans et 13 ans) qui sont morts pour la République. Alors qu'il était entouré de Vendéens qui lui demandaient de crier « Vive le Roi », Joseph Bara aurait alors refusé et lancé : « Vive la République ! », cri pour lequel il fut exécuté sur-le-champ. Quant à Joseph Viala il mourut frappé par une balle en essayant de couper les cordes d'un ponton de l'ennemi. Ses derniers mots furent : « Je meurs, mais c'est pour la Liberté ! ».
| Le Chant du départ |
|---|
| Premier couplet (Un député du Peuple) |
La victoire en chantant |
| Refrain (Chant des guerriers) : |
La République nous appelle |
| Couplet 2 (Une mère de famille) |
De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes : |
| Refrain |
| Couplet 3 (Deux vieillards) |
Que le fer paternel arme la main des braves ; |
| Refrain |
| Couplet 4 (Un enfant) |
De Barra, de Viala le sort nous fait envie ; |
| Refrain |
| Couplet 5 (Une épouse) |
Partez, vaillants époux ; les combats sont vos fêtes ; |
| Refrain |
| Couplet 6 (Une jeune fille) |
Et nous, sœurs des héros, nous qui de l'hyménée |
| Refrain |
| Couplet 7 (Trois guerriers) |
Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères, |
| Refrain |
Annexes |
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Notes et références |
« Le chant du départ (Méhul) Chenal », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 31 janvier 2018)
« Le Chant Du Départ », dans Albert Soboul et al., Dictionnaire historique de la Révolution Française, Paris, PUF, coll. « Quadrige / Dicos Poche », 1988 (réimpr. 2004), 1re éd., 1132 p. (ISBN 2-13-053605-0 et 978-2-13-053605-5, OCLC 21332504, notice BnF no FRBNF39902113), p. 206
Chant du Départ, Journal de Paris du 27 messidor an II.
Jean-Jacques Becker, « 1914. Partis pour un été », Vingtième Siècle, Revue d'histoire, no 5 « Les guerres Franco-Françaises », janvier-mars 1985, p. 169-171.
« Le Chant du Départ », sur napoleon.org (consulté le 4 février 2019)
Ian Grocholski, Une histoire de l'Europe à travers ses chants nationaux, National Anthems of Europe, 2007, 558 p. (ISBN 9782356071811, lire en ligne), p.96
Christian-Louis Eclimont, Les chansons de l'histoire de France, First Editions, 2015, 430 p. (ISBN 9782754069908), p. 75-76
Fiche du film sur imdb.com.
Bibliographie |
- Jean-François Domine, « Le chant du départ de Marie-Joseph Chénier et Etienne Méhul », Annales historiques de la Révolution française, Paris, Armand Colin, no 329, juillet-septembre 2002, p. 89-100 (ISSN 0003-4436 et 1952-403X, DOI 10.4000/ahrf.701, lire en ligne, consulté le 10 septembre 2015)
Articles connexes |
- Musique militaire
- Le film La Victoire en chantant reprend le premier vers du Chant du départ
Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille ? de l'opéra "Lucile" d'André Grétry
Liens externes |
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