Henri Schilli
| Naissance | 22 mai 1906 Offenbourg |
|---|---|
| Décès | 20 mai 1975 (à 68 ans) Paris |
| Nationalité | Français |
| Activités | Rabbin, résistant |
| Religion | Judaïsme |
|---|---|
| Distinction | Chevalier de la Légion d'honneur |
Henri Schilli est un rabbin français né à Offenbourg en Allemagne le 22 mai 1906, mort à Paris le 20 mai 1975.
Il perd son père Max Schilli, artisan peintre parti aux États-Unis alors qu'il n'a que six ans et sa mère malade s'installe à Obernai en Alsace. Il perd ensuite sa mère et est placé avec sa sœur en orphelinat à Haguenau. Après ses études au Séminaire israélite de France, il obtient son diplôme de rabbin en 1931[1].
Il épouse en février 1933 Simone Lehmann, fille de David Lehmann, arrière-petite-fille du rabbin Léopold Lehmann et petite-nièce du rabbin Joseph Lehmann. Ils auront six enfants, trois filles, Nicole (Naouri), Danielle (Goldmann) et Françoise (Kaufmann), puis trois garçons, Jean-Pierre, Joël et Jacques[2].
Il est nommé rabbin d'Enghien puis du Raincy puis de la communauté de la rue Sainte-Isaure Paris. Il s'occupe aussi des Éclaireurs israélites de France où il est plus connu sous le nom de Tison et donne son nom au groupe local de Boulogne-Billancourt.
Mobilisé en 1939, il devient aumônier du 4e corps d’armée, puis de la 2e armée, enfin de la 16e région militaire, près de Le Cateau-Cambrésis, puis de Charleville, avant d’être démobilisé en octobre 1940[3].
Après la débâcle de mai-juin 1940, il se retrouve à Montpellier puis à Valence où ses fonctions de rabbin l'amènent à servir d’aumônier pour les camps de personnes déplacées de la zone Sud, d'où il parvient à faire cacher ou évader de nombreux internés et à leur procurer les faux papiers indispensables[4], avec l'aide, notamment, d'un secrétaire de préfecture, Camille Ernst.
En décembre 1943, le grand-rabbin René Hirschler, aumônier général des camps est arrêté et déporté. Le rabbin Schilli accepte de lui succéder jusqu'à la fin de la guerre.
Après la guerre, il devient rabbin de la synagogue Chasseloup-Laubat à Paris puis est nommé directeur du Séminaire israélite de France (où il est un des maîtres du grand-rabbin Gilles Bernheim) et aumônier des Éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EIF) . Il participe à la direction d'œuvres sociales comme l'Œuvre de secours aux enfants. De 1952 à 1955, il est grand-rabbin de France par intérim, conjointement avec le grand-rabbin Jacob Kaplan[5].
Il témoigne du rôle de Jeanne Brousse, employée à la préfecture de la Haute-Savoie qui l'a protégé ainsi que ses trois filles Françoise, Nicole et Danielle[6] .
Il est le beau-père du grand-rabbin Alain Goldmann et le grand-père du grand-rabbin Olivier Kaufmann, directeur du Séminaire israélite de France depuis 2013.
Sommaire
1 Bibliographie
2 Distinctions
3 Notes et références
4 Source
5 Lien externe
Bibliographie |
- Daniel Haïk : "De la tourmente à la reconstruction. Biographie", Editions In Press 2017,
- Frédéric-Shimon Hammel « Chameau » Le Grand Rabbin Henri Schilli Biographie
Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur (1953)
Officier de la Légion d'honneur (1974)[3]
Notes et références |
« Biographie express du grand rabbin Henri Schilli », Haguesher, no 492, 21 février 2018(lire en ligne)
Daniel Haïk : De la tourmente à la reconstruction. Biographie, 2017
« Henri Schilli, rabbin », Archives juives, vol. 37, 2004(lire en ligne)
Marc Fineltin, « Rabbin Henri Schilli », Mémoire et espoirs de la Résistance
Francis Kaplan, « Biographie du grand-rabbin Jacob Kaplan », sur site du Judaïsme d'Alsace et de Lorraine (consulté le 23 novembre 2012)
« The Righteous Among The Nations- Jeanne Brousse », 4 juin 1973
Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier
Source |
- Frédéric Shimon Hammel (Chameau), « Henri Schilli », Site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine (consulté le 9 novembre 2008)
Lien externe |
- Grand-rabbin Gilles Bernheim, « Allocution en hommage à Henri Schilli », sur Akadem, novembre 2006
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